Les 24H00 du Mans avec le mod Enduracers !

Cela faisait des mois que j’avais ça en tête : faire une course de 24H00 avec mon fils Valentin sur le mod CSGT qui allait sortir pour rFactor…
Quand le mod est enfin sorti, nous avons commencé par faire une première course test avec les 12H00 de Sebring en utilisant le circuit réalisé par CSGT mais nous n’avons pas dépassé le cap des 6H00 (voir le récit de cette course avec la vidéo, ici https://alain-lefebvre.ovh/archives/244)… L’étape suivante était forcément la grande course de 24H00 mais une épreuve de cette ampleur, ça se prépare !
Tout d’abord, le choix du circuit. Pour camper notre course sur le tracé des 24H00 du Mans, nous n’avions pas dix choix : c’était soit le circuit réalisé par CSGT, soit celui fait par VirtuaLM. Celui de VirtuaLM est magnifique mais il souffre de 3 défauts :
– le tracé est celui incluant la portion dite « nouvelle section » (avec les virages « Porsche » et « du Karting ») à partir de 1972 et qui remplace le formidable S de « Maison Blanche »,
– la bosse de Mulsanne qui termine la ligne droite des Hunaudières est trop accentuée et les voitures décollent dessus (pas réaliste),
– enfin, le tracé est trop beau et il fait planter mon PC invariablement au bout d’un temps variable qui va d’un quart d’heure à quelques heures…

Ce dernier élément est évidemment rédhibitoire. J’ai eu beau multiplié les réglages (pas de ralentits, abaisser le niveau des détails graphiques, etc.), rien n’y a fait : le circuit du Mans par VirtuaLM restait inutilisable.
Celui proposé par CSGT est beaucoup moins beau mais il est fidèle au tracé en vigueur en 1970 (avec le fameux passage de « Maison Blanche » qui est tout aussi impressionnant que le S de « Masta » dans l’ancien Spa…). En revanche, ce circuit n’est pas tout à fait achevé (il est encore en Béta, CSGT est clair là-dessus) et, du coup, certains défauts font que lui aussi est inutilisable pour une longue course (les voitures IA n’allument pas leurs phares la nuit par exemple…).

Bref, j’avais le bon mod mais pas de circuit à utiliser. Tout autre tracé que Le Mans ne va pas pour une raison simple : les protos 5L ont besoin de place pour s’exprimer et les lignes droites des autres circuits (surtout les tracés modernes !) sont bien trop courtes pour cela (même Dijon ou le Castellet). De plus, certains circuits réalisés pour rFactor n’ont vraiment pas été prévus pour rouler de nuit vu le four que c’est dans ces conditions : si les concepteurs n’ont pas pris la précaution d’adoucir un peu ce paramétre, c’est une nuit vraiment noir que propose rFactor : difficile de rouler avec ce niveau de visibilité !).

Puis le mod Enduracers est devenu disponible lui aussi et proposait une version fidèle (quoique réduite dans sa première version) des voitures qui ont disputé les éditions récentes des 24H00 du Mans. Et, après avoir vu l’excellent documentaire « Truth in 24 » ça m’a (un peu) réconcillié avec le Mans version moderne… Or, le mod Enduracers est vraiment très bon (si on excepte les protos LMP1 et LMP2 qui ne m’intéressent pas, les voitures de la catégorie GT1 et GT2 sont vraiment pas mal), comme le prouve le récent test efectué avec Soheil AYARI (voir le récit de ce test ici https://alain-lefebvre.ovh/archives/257).
En fouillant un peu sur rFactorCentral, j’ai trouvé une version 2004 du circuit du Mans réalisé par Franck55 que je connais pour d’autres réalisations. Cette version n’est pas aussi magnifique que celles réalisées par VirtuaLM mais elle est tout de même très bien et le pilotage des voitures modernes y est agréable.
J’ai effectué quelques tests avec le Corvette C6-R en adaptant le setup définit par Soheil pour Dijon, j’obtenais une voiture qui paraissait impeccable. J’ai fait tourner quelques simulations de 24H00 avec le mod Enduracers sur ce tracé 2004 et, après quelques réglages (bien choisir les options graphiques si on veut éviter un plantage de rFactor), le verdict était favorable : nous avions là une combinaison qui était enfin jouable…

Ma femme était en vacances avec mes autres fils et tous allait revenir dimanche après-midi. Nous étions samedi midi avec Valentin (qui lui, était revenu plus tôt pour un stage de pré-rentrée) et nous primes la décision de nous lancer quasiment au dernier moment et avec vraiment un minimum de préparation… Mais c’était bel et bien le moment à saisir avant de basculer dans le rythme de la rentrée (où, forcément, Valentin sera beaucoup moins disponible). Le fait que ma femme était encore absente m’incitait aussi à nous lancer sans tarder dans « cette folie » (toujours ce souci de devoir gérer le TAF : taux d’acceptation féminin).

Donc, entrainement sommaire pour Valentin (qui, heureusement, connaissait déjà plus ou moins le tracé puisque ça faisait des mois que je lui ai fait essayer différentes combinaisons de façon sporadique en prévision du grand événement prévu ensemble mais qui tardait à se préciser…) et hop, on bascule dans le vrai truc sans plus tarder !
Nous utilisons le mod Enduracers en le limitant aux catégories GT1 et GT2 et avec 52 voitures sur la grille (51 adversaires IA gérés par rFactor donc). Je m’occupe de faire un temps lors des qualifications et, surprise, c’est la pôle !
La C6-R réglée par Soheil (j’ai juste retiré de l’appui pour favoriser la vitesse de pointe, indispensable au Mans) va vraiment bien avec les pneus les plus les plus tendres (extra soft).

Je prend le départ à 15H00 (à peu près synchro avec l’heure réelle) avec 100 litres d’essence et les pneus soft (pas les plus tendres mais juste après, je n’ai pas eu le temps de tester les différentes combinaisons de pneus avec le plein… Donc, je ne prend pas de risques et utilise ce que je connais déjà), en espérant qu’il vont tenir tout le relais (soit 12 ou 13 tours, ce qui fait autour de 50 minutes).
Avec Val, nous avons décidé de commencer par des relais simples (on change de pilote à chaque ravitaillement) avant de passer en relais doubles pour la nuit. Au début, tout se passe bien et nous sommes largement en tête avant le début de la soirée (avec plus ou moins 40 secondes d’avance sur le suivant, variable selon les moments). A ce moment-là, je dis à Val ce qu’il ne fallait pas dire : « je pense qu’on va gagner facilement si on ne déconne pas »… J’aurais mieux fait de me mordre la langue, oui !
Car c’est le Mans qui nous a mordu et en profondeur encore… C’est vers 20H30 que tout s’est détraqué. Je suis en train de diner tranquillement et là, je reçois un appel inquiet de Val via le walky-talkie (nous utilisions ce moyen pour rester en liaison permanente, comme ça celui qui n’est pas au volant peut aller se reposer dans la maison, celui qui roule peut l’appeler en cas de besoin à tout moment). Je me précipite et là Val m’interroge : « pourquoi est-ce qu’on est passé 12ème ? »… Aie, en effet, notre classement vient de se modifier dramatiquement : passer en quelques minutes de la seconde (on avait perdu la tête au grè des derniers ravitaillements mais on était toujours dans le coup) à la 12ème place, ça fait mal !
Explication simple : Val venait de couper la seconde chicane Ford (suite à une petite faute de pilotage, comme il me l’a avoué alors que je le pressais de questions pour comprendre notre classement) et le tour en question n’avait pas été compté par le logiciel… Avec un tour de moins, notre position s’en est ressenti immédiatement.

A partir de là, nous avons enchainé connerie sur connerie !
Lors de ce relais catastrophique, Val a également eu une touchette (splitter avant à changer, un arrêt assez long) et une pénalité pour ne pas avoir respecté le drapeau bleu. Cette pénalité a été l’occasion d’un autre moment de panique : Val m’appelle pour m’indiquer un signal qui s’affiche en haut à gauche de l’écran et qu’il ne comprend pas… Je lui explique qu’il s’agit d’une pénalité (et là, il me raconte l’épisode avec le drapeau bleu qu’il n’a pas vu tout de suite…). Mais on a pas mal cafouillé pour traiter cette pénalité comme il fallait : je demande d’abord à Val de s’arrêter aux stands alors qu’il s’agissait d’un « drive throught » (où il faut passer par la voie des stands mais sans s’arrêter à son emplacement).
Bref, cette mauvaise gestion nous coûte un tour de plus et nous nous retrouvons 13ème à deux tours du leader. De plus, comme nous avons abimé la Corvette avec quelques sorties de route de trop, la C6-R a pas mal perdu en vitesse de pointe et notre compétitivité aussi !
Avant cette série d’incidents, nous tournions sans problème en 4’08 » (j’avais même établi le record du tour en 4’04 ») et là, nous avions du mal à faire moins de 4’12 »…
Du coup, remonter s’avère trop difficile (lorsque nous attaquions pour refaire notre retard, cela finissait imanquablement dans le bac à sable au bout de quelques tours). En plus, nous sommes passés en double relais pour la période de nuit et j’ai également voulu que nous passions des pneus soft au gomme médium pour deux raisons :
– les pneus soft tenaient à peine un relais entier (on finissait avec tous les indicateurs dans le jaune),
– les gommes mediums devaient nous permettre de ne pas changer de pneus entre deux ravitaillement et ainsi d’optimiser notre temps au volant lors de relais doubles.

En fait, ça s’est avéré un mauvais choix. Certes, le ravitaillement qu’on effectuait au mileu de nos relais doubles était bien plus court mais la voiture était aussi bien moins stable qu’avec les soft et cela nous a causé pas mal de petites sorties de piste supplémentaires. De plus, les gommes médiums tenaient à peine le coup sur la distance de deux relais : là aussi nous finissions avec les indicateurs dans le jaune et même dans le rouge pour ce qui était de l’avant-gauche…

Tout cela combiné, notre vaillante course vers la victoire s’est vite transformée en lutte pour être à l’arrivée, collés que nous étions à cette 13ème place. La nuit a été difficile car nous avons évidemment peu dormi. Le principe du double relais permet d’avoir 1H20 devant soi mais c’est encore trop court pour s’endormir rapidement et dormir assez pour être reposé quand l’alarme sonne… Du coup, j’ai péniblement dormi 2 fois une heure et Val encore moins.
Et les doubles relais paraissaient bien longs au volant. Pour garder ma concentration, je parlais à haute voix, j’ai même compté le nombre de changements de rapport (57 sur un tour…) !
Faire les 24H00 avec un équipage de deux est bien plus difficile que de le faire à trois. Les relais s’enchainent plus souvent et les échanges avec votre équipier sont réduits pour ne pas le troubler pendant qu’il est au volant. Mais notre équipe s’est avérée remarquablement soudée : jamais nous n’avions le moindre mot de reproche l’un pour l’autre même au plus fort de nos nombreux incidents. Il fallait tenir et nous faisions ce qu’il fallait pour cela : rouler sans se poser de question encore et encore…

Car la tâche n’était pas facile. Non seulement nous n’avions plus les moyens de remonter mais, en plus, il fallait céder le passage aux leaders quand ils nous rejoignaient (après quelques pénalités supplémentaires à cause des drapeaux bleux, nous comprimes vites que doubler les voitures qui avaient des tours d’avance sur nous étaient interdits, même quand nous étions plus vite qu’elles !), très frustrants. Encore plus frustrants, le comportement des voitures de GT2 plus lentes qui elles, ne tenaient aucun compte des drapeaux bleux ou même nous jetaient au passage (c’est arrivé une paire de fois !). Gérer le trafic est une préoccupation permanente au Mans, surtout au coeur de la nuit quand la fatigue pèse sur vos épaules.
Mais nous avons réussi à passer à travers de la nuit et de ces pièges (en donnant pas mal de travail à nos mécanos qui ont changé de nombreuses pièces de carrossirie mais, heureusement, jamais nous n’avons été dans la situation redoutée ; ne pas pouvoir ramener les voiture aux stands). Au passage, je me suis aperçu que la transition jour-nuit est bien gérée sous rFactor mais pas le contraire : la transition nuit-jour (l’aube en fait) a eu lieu entre 3 et 4 heure du matin alors que cela devait plutôt arriver au moins une ou deux heures plus tard.

Dans la matinée, j’ai eu une alerte vraiment chaude : suite à une touchette avec une GT2 au Tertre Rouge, je dois rentrer aux stands avec la suspension avant droite de touchée… Je roule lentement car les indicateurs de températures de cette roue montent en flêche et, avec cette suspension tordue, la voiture est difficile à contrôler.
Mais, autre sujet d’inquiétude, c’est maintenant la température moteur qui grimpe vers des seuils dangereux… Vais-je serrer le moteur avant d’atteindre les stands ?
C’est que le chemin est long depuis le virage du Tertre Rouge (pratiquement les trois quarts du circuit)… Finalement, j’arrive aux stands avec une voiture où tous les indicateurs sont à la limite mais j’y suis. Je repars prudemment et la température moteur revient à la normale rapidement, ouf !
A un moment, nous franchissons le seuil des 200 tours et, peu après, on voit qu’il ne reste plus que huit heures de course… Hourra, on a fait le plus dur !
Pas si vite, c’est qu’il peut s’en passer encore pas mal en huit heures… Et, à ce stade, Val et moi avons mal partout : aux bras, aux doigts, aux yeux et même aux fesses !
Je prend une douche et pratique un auto-massage aux points sensibles (sauf pour les yeux) pour me soulager un peu. A ce moment-là, la route parait encore longue jusqu’à l’arrivée et c’est peut-être cela le plus dur : après avoir « digéré » la nuit, reste encore le dernier segment à avaler et celui-ci fait huit heures !

Avec le matin, nous sommes repassés en pneus soft et en relais simples. Du coup, avec l’habitude que nous avons désormais de la voiture et ces gommes plus tendres nos chronos descendent de nouveau autour des 4’10 », voire 4’09 » ou même 4’08 » sur les bons tours. Mais le spectacle des voitures arrêtées tout autour du circuit avec le moteur fumant nous incite à rouler prudemment lors de ces dernières heures. Ces abandons sur moteur cassé se produisent surtout lors de la dernière partie de la course et touchent principalement les Porsche GT2, un défaut du mod je trouve.

Plus que deux heures, on y croit !
Quelques abandons devant nous ont permis de regagner quelques places mais, de toutes les façons, nous ne roulons plus pour le résultat mais simplement pour avoir le plaisir de boucler cette épreuve. La magie du Mans s’est exercée sur nous à différents instants mais c’est vrai qu’il est difficile d’échapper à l’envoutement que projette ce circuit et cette longue course. Au niveau de l’ambiance, l’immersion est forte et s’y croirait presque par moment.
Mais il ne faut jamais oublier que tout peut arriver. A un moment, Val a oublié de rentrer aux stands alors que son relais était arrivé à son terme !
Du coup, il a été obligé de faire un tour supplémentaire alors qu’il ne restait que 7 litres dans le réservoir… On se voyait déjà abandonner sur panne d’essence (trop con) mais, heureusement, on roulant super doucement, c’est passé juste. Des pièges de ce goût là et d’autres, il y en a à la pelle. Terminer le Mans, c’est vraiment « passer entre les gouttes »…

Encore une heure, il faut tenir !
C’est le dernier relais et c’est moi qui vais le faire car notre planification a été un peu défaillante (faut dire que notre stand est désert : c’est juste Valentin et moi face à ce monument qu’est le Mans sur 24H00 !). Je propose à Val de reprendre le volant à un quart d’heure de la fin, histoire que ce soit lui qui passe la ligne mais il ne veut pas et me laisse rouler.
Mon souci est juste de rouler lors de ces dernières minutes fatidiques et je baisse le rythme de façon significative : il n’y a plus rien à gagner et tout à perdre donc, mollo.
Je passe la ligne à la dernière minute mais, mauvaise surprise, le drapeau à damiers ne s’affiche pas !
Il faut encore faire un tour de plus. Cette fois, je suis quasiment au ralentit car je n’ai plus beaucoup d’essence à bord. Mais « happy end », la voiture boucle son utilme tour (je reste dans l’aspi d’une Porsche pendant presque tout le tour pour économiser), c’est fait !
Avec Val, la joie est intense et si ma femme n’était pas rentrée entretemps, j’aurais été prendre une bouteille de champagne pour nous en arroser comme sur un podium (mais le TAF ne permettra pas cette fantaisie cette fois…).

Bilan : 8ème sur 52 au départ et 36 voitures à l’arrivée seulement. Nous avons perdu la main lors de nos incidents à répétition en début de soirée mais il n’est pas dit que nous aurions pu garder notre rythme tout au long de cette course. C’est vraiment dur à deux (à trois, c’est forcément plus confortable) mais l’expérience est géniale à vivre, conforme à ce que j’en attendais.
Valentin était aussi heureux, surtout d’avoir réussi à terminer ce qui était devenu notre objectif prioritaire. Physiquement, nous avons fini bien « déchiré » et il m’a fallu une bonne nuit de sommeil entre dimanche et lundi pour me sentir de nouveau moi-même.
On va le refaire (mais avec le mod CSGT quand la version 1970 du circuit du Mans sera finalisée) mais, cette fois, je vais vraiment essayer d’être en équipage à trois (voire à quatre) car c’est trop dur à deux… Pas de vidéo ni même de photo cette fois car on était trop occupé à deux pour en plus se filmer.

Voilà le témoignage personnel de mon fils Valentin (17 ans) :

L’épreuve des 24 heure du Mans, cette célèbre épreuve reconnue et bien populaire pour beaucoups de raisons est un challenge vraiment particulier que je qualifierais de magique.
En effet cette « magie » autour de cette course est bien connue et on réalise ce que c’est effectivement quand on boucle ces 24heures de course !
Pour ma part, je suis très content d’y être arrivé, à deux, avec mon père où une certaine complicitée nous à fait vivre cet évènement de façon très proche.
24 heure de course c’est beaucoup, on le sait; mais cela prend une autre dimension quand on les faits effectivement.

J’aime le sport auto, la course, la vitesse et la simulation s’en rapproche étonamment c’est pourquoi j’ai plaisir à piloter ces voitures de course sur le « SIM COM » de mon père.
J’ai un style particulier, et une philosophie qui m’est personnelle, cela semble logique, mais je vais vous en dire plus:
J’aime aller vite, je roule pour la course, je veux gagner, je veux battre les autres, réussir.
J’aime la baston, les bagarres en pelotons, remonter sur quelqu’un et le doubler, battre mes temps, exploser le reccord du tour, toujours faire mieux… bref vous l’avez compris je suis agressif
Oui, sauf que pour une épreuve de longue distance, une course d’endurance, être agressif et avoir le comportement ci-dessus n’est pas la meilleure idée si on veux avoir une chance de terminer la course.
J’ai donc du m’adapter aux circonstance qui sont qu’il faut jouer sur le long terme, l’endurance, la régularité, rester sur la piste et enchaîner les tours (assez rapidement).

Je n’ai pas beaucoup courus en endurance, je préfere gagner des courses de courte durée (maximum une heure) donc je ne suis pas très entrainé et ma philosophie ne correspond pas tellement.
Mon père a donc essayé de me faire comprendre que la course d’endurance, c’est tout à fait autre chose. Après des essais et de l’entrainement nous avons entrepris de faire les 12heures de Sebring, une bonne course qui m’avait l’air enrichissante.
Nous sommes bien partis et tout allait pour le mieux, quand après plus de 5heures de courses je perds mon attention une seconde en bout de ligne droite et je rate mon freinage pour aller exploser l’avant de ma voiture contre un mur de pneus !
J’étais très déçus car j’avais bien roulé avant cet accident du à une petite erreur de concentration. Cette fois au Mans j’étais décidé à ne pas reproduire cette même erreur.

Nous voilà donc partis, Dad et moi pour cette fameuse aventure !
Mon père prend le départ, effectue donc le premier relais avant de me passer la voiture pour que je roule 50minutes à mon tour.
La voiture ne me plaisait pas au départ, j’aime les voiture agressive qui ont du « punch » du répondant de l’accélération, de la vitesse et de l’agilité, un bolide de course quoi !
Cette corvette était plutôt lourde avec beaucoup de couple, le régime moteur ne montait pas haut dans les tours comme j’aime bien, mais elle était fiable et relativement facile à piloter, c’était le choix de Dad.
Allons voir ce qu’elle a dans le ventre cette petite.
Tours après tours je descend mon chrono, 4,10 à 4,09, jusqu’a 4,07 mais le reccord de Dad est de 4,04.
Bref, il faut rouler, c’est le mot d’ordre c’est être constant; pas besoin de faire le meilleur tour en course, contente-toi de ramener la voiture au stand pour le prochain relais.
Je fais quand même quelques petites erreurs, un petit tour dans le bac a gravier, dans l’herbe en sortie de courbe, un tout droit par-çi, un tête à queue par-là.

J’aime réaliser un tour rapide. Vous savez quand vous retardez vos gros freinage et que sa passe bien, que vous ré-accélérez fort, que vous restez à fond dans une courbe rapide, que vous maintenez un filet de gaz élevé dans la chicane, que vous avez de belle trajectoires. C’est à ces moment là que vous prenez un maximum de plaisir à piloter.
La satisfaction vient également quand vous avez réussi un relais sans faute, mais ça c’est rare dans mon cas, j’y arrive aproximativement et ça fait bien plaisir tout de même.
Car des erreurs j’en ai faite : rater le points de freinage au bout de la ligne droite pour entamer la chicane.
Je me jette au dernier moment sur les freins essaye d’enrouler la voiture dans le virage mais elle veut plutôt froller le mur de pneus dans le bac a gravier et frôler la correction.
S’accrocher avec des attardés, cela semble stupide mais c’est bien courant… En effet ces derniers ne font pas attention à vous qui vient les doubler en étant plus rapide évidement.
Quand vous les doublez en ligne droite tout va bien, mais quand vous rencontrez un groupe de trenardos dans une section du circuit avec beaucoups de virage où il est difficile de doubler, ce n’est pas la même histoire.
Ces rigolos d’attardés viennent vous percutez en fin de freinage alors que vous étiez largement devant, à croire qu’ils le font exprès, non c’est leurs manière d’aborder le virage il freine plus tôt mais arrive plus fort dans les virages lents, à nous de subir cela.

Venons-en aux drapeaux bleus, histoire marrante également.
Le drapeau bleu s’affiche en haut à gauche de l’écran. La première fois je ne l’ai pas vu tout de suite car le leader qui me revenait dessus était encore bien loin quand le drapeau s’est affiché.
Une fois le leader derrière moi j’ai ouvert la porte pour qu’il me dépasse, mais surprise j’avais une pénalité.
Oups, je me suis pourtant décalé pour le laissé passé, mais non, cela ne suffit pas, il faut ralentir dès qu’on voit le drapeau (qui apparaît de façon précoce) et ouvrir la porte pour que le leader te dépasse.
Pas de chance cela c’est reproduit alors que je doublais moi-même un attardé (qui lui ne ralentissait pas ni même se décalait pour moi) dans une ligne droite quand je vis qu’il y avait un drapeau bleu affiché car un leader nous remontait dessus effectivement. C’est bête mais j’ai pris une pénalité (drive through) car je n’ai pas ralentit en me décalant pour le laisser passer alors que j’était en pleine ligne droite en train de doubler quelqu’un, drôle vous avez dit ?

Des anecdotes comme celle-ci il y en a plein pendant cette course, genre les ombres sur le circuit qui bouge et cachent les repères de freinage et du « groove » ou le défaut d’éclairage du mode qui fait que l’on voit rien au delà de nos phares…
Pénalité pour vitesse exessive dans les stands, mauvaise gestion des paramètres de ravitaillement, où on ne change que les pneus avant lors d’un relais, ou bien on remet de l’essence alors que je venais juste pour réparer les dégats d’un gros accident qui avait abimé la voiture.
Oui, j’ai eu deux gros accidents, dont un que je cru fatal. On renconnais quand c’est mauvais car il y a des indicateurs rouge sur le tableau de bord. A ce moment là, il faut rentrer au stand pour réparer les dégats car de toutes façons la voiture est abimé et difficile à garder sur la piste.
Autre fait, quand je remonte sur un leader, je suis donc plus rapide je le passe, et quelques tours après je rencontre un attardé qui me ralentis, à ce moment là le leader me revient dessus et donc le drapeau bleu apparait avec les problèmes qui vont avec…
Il faut faire avec, c’est la loi du Mans.

Durant nos derniers relais, notre optique était de rouler avec une certaine régularité pour terminer cette course. Nous gagnions des places au fur et à mesure des abandons et problèmes divers que les autres rencontraient. Notre classement remontait donc jusqu’a le 8ème place, place à laquelle Dad a reçu le drapeau à damiers.

En clair c’était super, une expérience unique, magique, très riche, fascinante et complexe.
Mon père et moi étions fatigués, mais tellement content d’avoir terminé, réussit ce challenge, atteint notre objectif, bouclé cette course, ensemble en tant que coéquipers, père et fils, pilotes et passionnés.
Encore merci et Bravo Dad pour ce super moment partagé.
C’est fait maintenant, what’s next ?
En tous les cas on ne pourra pas nous l’enlever !

Test C6-R rFactor & GTR EVO par Soheil AYARI

Depuis que j’ai pu convaincre Soheil de la crédibilité des simulations suite à son test de iRacing relaté dans mon livre, je brûlais de le confronter à un bon mod de sa Corvette C6-R sur un circuit qu’il pratique habituellement.
J’ai renoncé à lui faire tester le mod de cette voiture réalisé par Team Players car leur Corvette me parait bien lente par rapport aux temps réalisés par Soheil. Si on prend Dijon Prenois comme circuit de base, Soheil y tourne en 1’14 » avec la Corvette alors que je reste loin (vraiment loin) de ce temps avec celle modélisée par Team Players… Ce qui me fait évidemment douter du réalisme de cette réalisation !
Avec Niels Heusinkveld, nous avions pour projet de créer une C6-R plus réaliste sur le plan des physiques et, pour cela, j’ai pu obtenir les vraies données de télémétrie de la voiture (toujours à Dijon) de la part de l’équipe Luc Alphand Aventures… Mais, avant même que « notre » voiture ne soit prête, j’ai pensé que la sortie du mod Enduracers offrait une belle occasion de voir les réactions de Soheil devant une C6-R virtuelle de bon niveau… Tout en profitant de l’occasion pour lui faire tester aussi la C6-R qui se trouve dans GTR-EVO, le tout sur le même tracé, restons sur Dijon que nous connaissons bien lui et moi.

Une fois Soheil présent chez moi (pas facile à coincer l’animal, j’ai du attendre mon tour pendant des semaines !), on commence tout de suite par la C6-R d’Enduracers sur le tracé de Dijon (la version GTL convertie pour rFactor).
Les premiers commentaires de Soheil vont pour le circuit qu’il estime très fidèle. En revanche, il est beaucoup plus critique en ce qui concerne la voiture qu’il trouve beaucoup trop survireuse. Bon, c’est un premier niveau de jugement… Voyons la suite. On passe tout de suite à GTR-EVO pour varier les plaisirs !
Dans le cadre de la simulation de SimBin, les commentaires de Soheil vont dans l’autre sens : « la voiture se comporte mieux mais le circuit, c’est pas ça… ». Bien que je le questionne à ce sujet, Soheil n’arrive pas à être précis dans sa critique du tracé : « le feeling est moins bon, je ne sais pas dire pourquoi… ».
« Les bruits du moteurs, c’est pas ça non plus, la version rFactor est plus fidèle », ajoute encore Soheil. Comme toujours, il veut voir les réglages pour voir comment la voiture réagit aux variations de setup qu’il veut appliquer tout de suite.
Et là, grosse déception en s’apercevant qu’on ne peut modifier la dureté des ressorts !
La crédibilité de GTR-EVO en prend un grand coup pour notre pilote qui souhaite alors revenir sur rFactor pour « améliorer la Corvette qui se comporte comme une savonnette »…

Une fois de retour sur Dijon avec le mod Enduracers, Soheil se lance dans les réglages de la C6-R et il ne fait pas dans la dentelle :
Soheil – bon, il y a trop de freins sur l’AR, c’est où ça ?
Alain – là, on est à 60/40…
Soheil – 60/40 ? C’est pas réaliste ! Nous, on roule avec 53/47 et si j’applique ça ici, il n’y aura plus moyen de la tenir au freinage… Non, leur répartition est déséquilibrée, mets-moi plus de freins sur l’avant stp…
Je passe la répartition à 70/30, Soheil refait quelques tours et est satisfait « voilà, ça freine correctement maintenant… Alors, voyons les ressorts… ». Tout y est passé : ressorts, différentiel, pression des pneus, aérodynamique, Soheil a modifié la voiture en faisant même les conversions de valeurs quand ça ne correspondait pas à ce qu’il avait en tête.
Et le résultat est bluffant : la C6-R réglée par Soheil était transfigurée. Alors qu’il tournait en 1’24 » au début des tests, il arrivait à aligner des chronos en 1’18 » une fois la voiture adaptée à ce qu’il avait en tête. Tout content d’avoir réussit à dompter la C6-R, il me demanda de l’essayer pour voir ce que j’arrivais à en faire. Je tournais presque aussitôt en 1’16 »… Commentaire de Soheil : « ah oui, tu es vachement plus agressif que nous en fait… Nous on peut pas se permettre de piloter comme cela pour de vrai ».
Conclusion du pilote : la C6-R du mod Enduracers est vraiment réaliste, les réactions sont fidèles mais le setup de base est à la rue complet (c’est pas moi qui le dit, c’est Soheil…). Un bémol tout de même : avec la C6-R à Dijon, Soheil a l’habitude de mordre franchement sur le vibreur intérieur du gauche qui suit l’épingle et ça, ça ne passait ni sur rFactor, ni sur GTR-EVO (un peu mieux toutefois sur ce dernier). Même en jouant sur les ressorts et l’amortissement, rien à faire pour encaisser correctement ce vibreur… J’ai alors suggéré qu’il n’était pas reproduit fidèlement sur ce tracé mais Soheil a écarté l’idée « non, en vrai aussi il est assez haut mais on peut le prendre quand même alors que sur ton truc, la voiture rebondit trop pour que ça soit jouable ».
En revanche, Soheil a identifié un défaut du circuit qui n’existe pas sur le vrai tracé : à la sortie de l’épingle, il y a une bosse et un creux qui sont bien trop accentués (surtout le creux) par rapport à la réalité.

Globalement, Soheil a trouvé que le mod Enduracers sur rFactor représentait un combinaison tout à fait intéressante. Mon projet de lui construire un simulateur pour la saison 2010 commence à prendre de la crédibilité… Reste à savoir quelle voiture Soheil va choisir lors de la saison prochaine car le passage au GT3 change tout… La Corvette ne sera pas forcément un bon choix, tout est possible (Audi R8, Lambo, autre ?).

Nous avons terminé la journée par l’autre objectif de Soheil en venant tourner sur mon SimCom : apprendre le tracé de Road Atlanta en vue de l’épreuve du Petit Le Mans à laquelle Soheil va sans doute participer.
Là, nous avons basculé sur iRacing et j’ai mis Soheil sur ce circuit au volant d’une Riley Daytona Prototype. Tout de suite, Soheil a été stupéfait par le rendu du tracé : « wow, c’est encore bien mieux que sur rFactor ! ». L’apprentissage du tracé était nécessaire car Road Atlanta, c’est pas de la tarte : ça monte, ça descend, les virages sont souvent en aveugle et les murs ne sont jamais loin !
Bref, cette découverte sera autant de gagné pour Soheil quand il débarquera à Braselton pour cette épreuve d’endurance…

Edit : pour ceux que ça intéressent, j’ai mis le setup de Soheil pour la C6-R de Enduracers (rFactor) ici => http://www.mediafire.com/?24zyjmnny5y

Interview sur RMC à propos de mon livre « SimRacing »

Laurent-Frédéric Bollée, l’animateur de l’émission « Motors » sur RMC m’a invité à parler de mon livre aujourd’hui à 13H20… Voici l’enregistrement de cette interview (à écouter en ligne ou à télécharger… Il s’agit de l’émission correspondant à « RMC : 9 août – Motors – 13h-14h ») : http://www.rmc.fr/podcast/podcast.php?id=42

Promotion du livre et dédicaces…

J’ai quelques demandes de dédicaces pour le livre SimRacing (ça fait plaisir !) dont les ventes démarrent bien et qui est plutôt bien accueillie par la communauté mais comme ça va être compliqué à organiser cela à distance (envoi du livre par la Poste… pas terrible hein !), je propose qu’on fasse UNE séance bien annoncée à l’avance et à un endroit consensuel…
J’ai pensé aller au salon de la simulation qui a lieu en fin d’année en région parisienne (je viens de savoie mais je suis prêt à faire le trajet pour cela…).
Et là, ce sera facile de s’y retrouver et j’aurais plaisir à signer mon livre pour celles (on peut toujours rêver) et ceux que ça intéressent !

Toujours dans le cadre de la promotion du livre, je vous annonce que je vais passer en direct (par téléphone of course !) à l’émission « Motors » de RMC ce dimanche à partir de 13H20…

iRacing 2009 saison 2, bilan personnel

La saison 2 de l’année 2009 sur iRacing vient de se terminer. Chaque saison comporte 12 semaines et la 13ème est consacrée à des courses non-officielles (qui ne compte pour rien, ni votre iRating ni votre SR ne sont impactés). J’utilise la 13ème semaine pour préparer la saison suivante : choix de la catégorie, campagne de réglages, etc.

La saison 2/2009 est la toute première que je peux disputer avec la licence « A » Road (course sur circuits routiers, pour les ovals, je suis encore en licence « B »). Cette saison, j’ai décidé de me consacrer à un minimum de catégories et donc de ne pas me disperser. C’est ainsi que j’ai complétement écarté les courses sur ovals et que je n’ai vraiment disputé de courses que dans une seule catégorie : les « Daytona Prototypes » (une série réservée aux détenteurs de licence « A »).

J’ai respecté une discipline stricte : chaque semaine, j’ai disputé au moins une course officielle et j’ai fait au moins une épreuve de « time trial » sur le circuit de la semaine en question (le circuit change chaque semaine, la saison se déroule donc sur 12 circuits différents). Le niveau était très relevé et donc mes résultats n’ont pas été formidables… Ma meilleure course m’a vu terminer 17ème sur 30 au départ (c’était à Road Atlanta), pas de quoi applaudir n’est-ce pas ?

Il faut dire que le niveau semble grimper en même temps que la fréquentation sur iRacing… Nous sommes désormais presque 20 000 inscrits et rien que pour la série « Daytona Prototypes », nous sommes 347 classés au bout de la saison !

Sur ces 347, j’ai terminé 103ème (et second de la division 10 où nous étions 44). J’ai fait un poil mieux en « time trial » où je suis classé 57ème sur 317 participants et 1er de la division 9 (où nous étions 31).

Pour la saison 3, je vais sans doute refaire la série « Daytona Prototypes » car j’ai déjà tous les setups et on reprend les mêmes circuits, ça va être déjà un peu plus facile (mais la participations devrait être plus fournie) et je vais aussi certainement faire la série « Lotus 79 » qui est très prometteuse (et où il devrait y avoir encore plus de monde car elle est accessible avec une licence « B »).

Edit du 4/08/2009 : comme d’habitude iRacing envoi ses certificats pour ceux qui sont dans les trois premiers de chaque catégorie… Voici les miens :

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Disponibilité de mon livre sur le SimRacing aujourd’hui (normalement…) !

Pour fêter la sortie de mon livre sur le SimRacing, j’ai réalisé une petite vidéo de présentation (9 minutes et 20 secondes… J’aurais voulu faire plus court mais il y a beaucoup à dire !) où j’explique la motivation qui m’a poussé à écrire cet ouvrage, son contenu et ses perspectives… Sans oublier une séquence remerciement où, évidemment, j’ai réussi à oublier plein de contributeurs !

J’espère qu’ils sauront m’excuser… J’ai également oublié de préciser ce qu’était le modding (j’explique que le chapitre 4 est consacré au modding mais si on ne sait pas ce que c’est, on est bien avancé !)… Donc, je vais rectifier ici : le modding consiste à ajouter des contenus aux simulations (principalement rFactor qui est vraiment prévu pour cela) comme des voitures, des circuits ou même des séries complètes.

Bref, voici la vidéo…

J’espère que les premiers lecteurs vont réagir et me communiquer leurs avis, réactions, critiques et suggestions car cela servira à améliorer les éditions suivantes (c’est le but de ce projet : en faire une édition annuelle).

Les 12 heures de Sebring 1970 avec Valentin

Après presque 3 ans d’attente, le mod WSC70 vient enfin de sortir il y a deux semaines, apportant à rFactor les fabuleuses Porsche 917, Ferrari 512, Lola T70 et tous les autres monstrueux prototypes de la saison 1970 !

Ce mod est très critiqué par certains mais je dois dire que, après une petite période d’adaptation (et surtout en suivant leurs conseils de réglages concernant le volant…), j’adore quasiment sans restriction.

Donc, je me suis mis en tête de refaire une des courses de cette fameuse saison… Et pourquoi pas les 12H00 de Sebring ?
12H00, c’est moins long et moins ambitieux que les 24H00 du Mans par exemple et ça consituera un bon entrainement pour la fameuse classique qu’on va sans doute disputer en octobre prochain. L’idée était aussi de faire cela avec mon fils Valentin (17 ans) qui est un pilote prometteur, un bon SimRacer.

Certes, l’endurance n’est pas vraiment dans la mentalité de Val qui préfére foncer d’abord et réflêchir après mais, justement, cela allait permettre de le former à cette rude discipline.

Voici une courte vidéo qui résume l’ambiance de notre course à Sebring (juste deux minutes) :

Et voici le récit de notre « épopée »…

Après une bonne qualif (la pole avec 2.43.679), j’ai pris le volant pour le premier relais. J’ai calculé que nous pouvions rouler 1H30 ce qui va faire huit relais en tout.
Je pars en pôle mais la 917 de Siffert roule comme une balle et me double avant même la fin du premier tour !
Je reste derrière sans trop de problème tout en gardant à distance la Ferrari 512 de Ickx qui n’est pas sur le même rythme que Siffert. Je reprend la tête au 5ème quand nous commençons à rejoindre les premiers attardés. En suivant ainsi la 917, nous roulons vite puisque je signe le meilleur temps en 2.45.8 alors que les réservoirs sont pleins.
A partir de là, le relais se déroule comme prévu, je reste devant la 917 quand j’arrive à éviter de me faire prendre au piège par les attardés (ça m’est arrivé une fois à l’entrée du S) et je repasse devant quand c’est elle qui se fait piéger… A partir du 20ème tour, je sens que les pneus commencent à être usés puisque notre P312 glisse beaucoup plus. Les temps au tour s’en ressentent mais tout le peloton a baisser son rythme et je reste en tête facilement.
Valentin vient me voir de temps en temps et il est rassuré par la situation favorable. Alors qu’il ne me reste que 5 ou 6 tours à boucler avant de passer le volant, je tombe sur un gros paquet d’attardés qui occupe toute la piste… Prudent, je ralentis pour ne pas me retrouver au milieu en plein virage et je double le tout en souplesse à l’accélèration. Dans la grande ligne droite, je ne vois qu’une voiture en point de mire… Mais au moment où j’arrive dessus juste avant le freinage, il s’avère que c’était un petit train qui se déploie et bouche la piste (3 de front !) alors que j’arrive dessus à 290 km/h !
Pas la place de passer alors que j’ai déjà entamé mon freinage… Je crois voir une possibilité de passer à gauche en frolant le rail, je tente et… Bing !
Je me suis mangé le rail fort, trop fort !
C’est malin… La voiture est out : roue ar gauche d’arrachée, je ne peux même pas rentrer aux stands pour réparer. Concertation avec Valentin : nous n’arrivons pas à avaler le fait que nos 12h00 se soient terminées aussi vite !
Du coup, on décide de relancer le départ mais, cette fois, c’est Val qui prend le volant au départ.

Avec Val aux commandes, le scénario est à peu près le même sauf que lui arrive à garder la 917 (celle de Rodriguez cette fois) derrière lui et lui aussi fait le meilleur temps en 2.45.467. Val prend un grand plaisir au volant et ça se voit : il cartonne tour après tour et reste solidement accroché à la tête de la course.
Quand Val me passe la voiture après 1H30 de course et 32 tours, je peux ressortir des stands en tête au nez de la première 917. Je peux creuser un petit écart de 4 à 6 secondes au fil des tours jusqu’à ce que les gros 5L s’arrêtent pour ravitailler de nouveau. Du coup, notre avance bondit à la minute pleine mais s’errode vite car les 917 mènent un train d’enfer pour remonter (Siffert bat le record du tour en 2.44… alors que je tourne plutôt sur une base de 2.48…). Du coup, mon avance n’est plus qu’une cinquantaine de secondes au moment de céder le volant et Val repart en seconde position en sandwitch entre les deux 917 (avec quelques secondes d’écart entre chaque).
Pendant mon relais, la course a commencé à faire des ravages : deux Alfa 33 ont explosé leur moteur coup sur coup quasiment devant moi. On voit pas mal de voitures cabossés aussi. L’ambiance est magique : entre les flammes au rétrogradage des grosses Corvettes et l’ombre du dirigeable GoodYear qui masque les détails de la piste au grè de ses déplacements, on en prend plein les yeux et on a tout pour s’y croire !
1H30 au volant, c’est assez long surtout qu’on est pas mal secoué sur les bosses de Sebring (la « piste » de Sebring -une ancienne base de l’USAF en fait- est constituée en partie de grande plaque de béton qui se sont disjointes avec le temps…) et le SimCom Motion nous le fait bien sentir. J’avais terriblement envie de pisser au bout de mon premier relais et je me suis arrêté aux stands avec soulagement !
Le second relais de Valentin a été mené « tambour battant » car Val ne sait pas être patient, il ne sait qu’attaquer (c’est de son age !)… Valentin a donc bataillé pendant presque une heure trente pour reprendre la tête et la garder. Au moment où il allait enfin ravitailler et alors que j’étais à côté de lui prêt à le relayer, il manqua le freinage de l’épingle et pulvérisa notre belle P312 contre le talus… Chacun son tour !
Après un peu plus de cinq heures de course, nous avons pris la décision d’en rester là. Déçus bien sûr mais aussi heureux d’avoir pu partager ensemble des moments aussi magiques… Donc, c’est sûr, on va remettre cela bientôt (je pense aux 24H00 de Daytona par exemple, toujours en version 1970…).

Voilà à quoi ressemble le Simracing tel que je le décris dans mon livre dont voici l’annonce par l’éditeur => http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100036830

SimRacing : premier exemplaire reçu aujourd’hui !

La patience est toujours récompensée dit-on… Et, oui, j’ai enfin reçu le tout premier exemplaire de mon livre « SimRacing » aujourd’hui même !

Il est superbe, je suis ravi. Voici quelques photos qui montre la couverture, la 4ème de courverture et l’intérieur (pour avoir une idée de la mise en page). L’éditeur m’annonce qui devrait être disponible en librairie d’ici à une quinzaine de jours, ce qui nous envoi au 20 juillet… Dès que j’ai une date précise, je vous le dis…

La réception du premier exemplaire est toujours une intense satisfaction. Comme le disent mes fils « on met quelques secondes à la parcourir alors que ça représente beaucoup de travail ! »… Oui, des mois de travail même !

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Livre sur le SimRacing, le point…

Le processus avance dans les délais prévus puisque, avec l’éditeur, nous en sommes à la correction des épreuves et à la définition du contenu de la 4ème de couverture (le verso du livre).

Voici à quoi va sans doute ressembler la couverture (c’est moi qui suis au volant sur cette image) :

Et voici à quoi ressemble la mise en page (réalisée par l’éditeur) :

Bref, ça prend tournure… Rendez-vous en juillet pour la diffusion en librairie !

Livre sur le SimRacing : rédaction terminée !

Je viens de terminer la rédaction de mon ouvrage sur le SimRacing… Hourra !

Même s’il reste encore pas mal de travail (relecture, corrections, photos pour la couverture, autorisations diverses, etc.), c’est toujours un grand moment que je marque toujours de la même façon : j’ouvre la porte-fenêtre de mon bureau et je pousse un grand cri libérateur dehors !

Pour vous donner une idée du contenu de cet ouvrage, voici la table des matières que je viens de générer à partir de la version actuelle (qui peut encore évoluer mais dans les grandes lignes, ça sera ça…) :

0- Introduction    6
Des signes de plus en plus nombreux    6
La simulation comme outil ou comme loisir ?    7
Découvrir et s’orienter    7
Débuter et progresser    7

Partie I

chapitre 1- Simulation : définition & historique    9
Simulation : une tentative de définition…    9
Volant + pédales obligatoires    9
Les réglages : un passage obligé !    10
Une vocation : la difficulté !    10
Retour sur l’historique de la simulation : de REVS à GTL    11
Geoff Crammond, le pionnier des pionniers !    11
La préhistoire commence vraiment avec Indy 500    11
Retour de Geoff Cramond avec la série des Grand Prix    11
La simulation version USA, Papyrus et ses séries : Indycar Racing et Nascar Racing    12
Grand Prix II : le début des choses sérieuses…    12
Le premier gros choc avec Grand Prix Legend !    13
La frénésie des titres sur la F1    14
Le rally a aussi eu sa place !    14
Eclatement de la bulle F1 !    14
Une nouvelle vague rafraichissante en 2002 avec LFS    15
Le modding, une autre façon de passer pro !    15
Image Space se recycle en fournisseur de plate-forme…    16
GTL, le coup de maître de SimBin !    16

chapitre 2- Simulations : les principales offres du marché    17
Une offre riche et diversifiée    17
Life For Speed    17
LFS, points forts et points faibles    20
Les points forts de LFS : accessible et populaire    20
Les points faibles de LFS : richesse limitée & interface qui date un peu    21
Mon opinion sur LFS…    21
Rfactor    21
Un lancement difficile    21
Des mods qui finissent par affluer !    22
RfactorCentral se pose en point de référence…    22
Etre présente dans le “hall of fame”, la consécration pour une mod !    22
Avant tout une bonne plate-forme    23
Reste quelques lacunes    23
Rfactor II pointe son nez    23
Les mods incontournables sur Rfactor, selon moi    23
F1 GP79 : pure et dure pour les plus aguerris    24
Historic GT & Touring Cars : mieux que GTL, c’est possible ?    24
Italian & European Challenge : une bonne surprise    25
Le Mans 1972-1985 : Le circuit de la Sarthre, tel qu’il était, vraiment…    25
Les points forts de Rfactor : une richesse incomparable !    26
Les points faibles de Rfactor : encore quelques lacunes…    26
Mon opinion sur Rfactor…    27
Race 07 + GTR Evolution    27
Finition et ambiance soignées !    28
Des circuits très réussis    28
Comportement : variable selon les voitures    29
Une simulation qui ne peut renier ses origines…    29
Les ligues sont listées    30
Des mods aussi pour Race 07    30
Les points forts de Race07 : magnifique et bien intégrée !    30
Les points faibles de Race07 : encore quelques lacunes…    30
Mon opinion sur Race07…    30
iRacing    31
Les points forts de iRacing : un feeling incroyable !    36
Les points faibles de iRacing : un concept contraignant…    36
Mon opinion sur iRacing…    36
Comparaison n’est pas raison…    37
Comparer les comportements ?    37
Des résultats plutôt tranchés !    38
Mes recommandations    38

chapitre 3- Les autres simulations    40
Grand Prix Legends : plus de dix ans après…    40
Où se procurer GPL ?    40
L’avis des pilotes    41
GPL : peu de mods mais des majeures    41
Le témoignage de Martin Audran    42
Mon avis sur GPL    42
Richard Burns Rally : l’autre titre porté par sa communauté    43
Les projets open source : Racer, Torcs et Vdrift    43
X Motor Racing : un développeur indépendant comme LFS    44
netKar Pro, la renaissance    45

chapitre 4- Le modding    47
La richesse des simulations vient des mods    47
Pourquoi faire ?    47
Témoignage de Frédéric Simian    48
Réalisation du modèle    49
Conversion et essais    49
Au final, un vrai plaisir    49
Témoignage de Niels Heusinkveld    50
Je commence le modding    51
Mes créations, seul ou en équipe    52
Devenir professionnel    55
Le cadre légal du modding    56
La diffusion des mods    56

chapitre 5- La communauté    57
Pourquoi des ligues de Simracers ?    57
Le problème du lobby    57
Le code moral de certaines ligues    58
L’organisation de championnats    58
L’entraide entre participants    59
Adhérer à une ligue, comment choisir ?    59
L’organisation au sein d’une ligue, l’autre façon de vivre sa passion…    60
Les sites d’actualité sur le SimRacing    66
Sites de références et catalogues des mods    68
RSC, le forum principal du Simracing    68

Conclusion partie I    69
La crédibilité des simulations    69
Un vrai pilote face à iRacing    69
Silverstone, très fidèle d’après Soheil    70
Explorer la réaction aux réglages    70
Après l’expert, le néophyte    71
Premier test : rFactor à Monza    72
Second test : Race 07 à Magny Cours    72
Troisième test : LFS en rallycross    73
Quatrième test : iRacing, Phoenix puis à Watkins Glen    73
Et si on testait l’inverse ?    74

Partie II

Culture du sport automobile    75
Ce qu’est vraiment une voiture de course…    76

chapitre 6- Le monde unique d’une voiture de course    76
Prendre place à bord    77
Boucler sa ceinture    77
Les commandes    78
Démarrer le moteur    78
Premier roulage    79
Le passage des bosses    79
Accélération et sensation de vitesse    79
Sensations    80
Freinage    80
Tenue de route    81
Hyperspécialisation vs polyvalence    83

chapitre 7- Le pilotage d’une voiture de course…    84
L’importance du contexte pour orienter les réglages    84
Les réglages pour faciliter le pilotage, pas pour masquer les lacunes de ce dernier    84
Pilotage, quelques notions de base…    86
Pilotage seul ou en peloton, pareil ou différent ?    86
Un gouffre qu’on mesure en secondes…    87
Pilotage à l’instinct ?    88
Faible inertie sur ses trois axes    88
De l’importance du débraquage…    88
Sans oublier le freinage dégressif !    90
Et le talon-pointe ?    91
Un épisode qui résume tout    92
Réglages : comment ça se passe dans le monde réel ?    93
Les réglages de base définis à l’atelier    94

chapitre 8- Une démarche de réglages    96
La démarche théorique et l’ordre des réglages    96
Un- L’étagement des rapports de boîte.    97
Deux- La configuration aérodynamique    97
Une voiture bien raide pour optimiser les écoulements d’air    98
Trois- Ajuster le comportement dynamique de la voiture    99
Régler l’amortissement    99
Quatre – Affiner les derniers réglages    100
Et les pneus, tu as oublié les pneus ?    100
La question du carrossage    100
La question de la répartition du freinage    101
Un panorama très diversifié    102

Partie III

Devenir compétitif    103
C’est quoi un “alien” ?    103
La triche et les tricheurs : quelques cas exceptionnels et isolés    103

chapitre 9- La préparation    105
Les témoignages des meilleurs    105
Mon exemple personnel : lent mais tenace.    112
Choisir sa catégorie    112
Gérer la fiabilité    113
Préparer sa machine (le PC sur lequel tourne la simulation)    113
Préparer son environnement personnel    113
Préparer rFactor    114
Fixez votre objectif    114
1- Intelligence : savoir gérer ses courses    114
2- Opportunisme : savoir profiter des occasions    115
3- Ténacité : s’accrocher et durer    116
Préparation mentale    116
Surinvestir sur une course = meilleur moyen d’arriver vite au désastre !    116
La bonne attitude ou toujours savoir raison garder    117
Gérer son moral : les oscillations sont inévitables    118
Gérer le TAF    118

chapitre 10- Progresser !    120
L’entraînement    120
Mise au point    121
Utiliser la télémétrie    122
Une séance de travail pour préparer le GP de Monaco    123
Gestion des courses    124
Gagner avec sa tête    125
Tout peut arriver    126

Conclusion    130
Le simracing seulement pour les “moines-soldats” ?    130
Et maintenant, vers quoi va-t-on aller ?    130
Évolution du matériel    131
Toujours plus d’immersion    131
Vers une professionnalisation du domaine…    131

A- Annexes    132
Le matériel nécessaire    132
Le volant : quasi-monopole du G25    132
Pédalier : un capteur de pression pour la pédale de freins !    133
Le cockpit : pour piloter dans le confort et la concentration    133
Les simulateurs avec mouvements : le top du top !    134
Les salles pour tester le SimRacing    134
En France à Lyon : I-WAY    136

Ne faites pas attention au numéro des pages car là, les illustrations (plus d’une centaine…) ne sont pas intégrées… L’ouvrage final devrait faire dans les 250 pages environ. Sortie prévue courant juillet…

Une photo prise par ma femme pour un projet de couverture (à la demande de l’éditeur… Nous avons fait tout une série de photos).

Le livre est déjà en pré-commande (mis en ligne par l’éditeur je suppose) sur amazon.fr à http://www.amazon.fr/Simracing-Lefebvre-Alain/dp/2744092657/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1242220811&sr=8-1

Après le test avec le champion, le comparatif avec le néophyte…

Le test de iRacing que j’ai mené avec Soheil Ayari (voir à https://alain-lefebvre.ovh/archives/189) a été très bien reçu et a même été repris dans la dernière édition du magazine AutoSimSport (voir à http://www.autosimsport.net/index2/index.php) !
Cette fois, j’ai voulu mené un autre test d’un genre différent. Après avoir fait évaluer iRacing par Soheil afin d’avoir le niveau de crédibilité qu’on peut accorder au Simracing, j’ai voulu confronter les principales simulations du marché à un néophyte complet du domaine. J’avais sous la main le candidat idéal pour cela avec Nicolas Joubert-Bousson (l’auteur du blog « Cerveaux en marche » à http://cerveauxenmarche.blogspot.com/ un bon blog à découvrir…).
En effet, j’organise assez souvent des séances de tests de mon SimCom Motion pour des Simracers qui vivent prochent de chez moi : l’attrait d’essayer ce baquet est une puissante motivation pour quelques-uns mais il s’agit toujours de gens qui connaissent le Simracing et qui ont l’habitude de tourner avec ces simulations… Intéressant mais pas très significatif en terme d’enseignement.

Pour mon livre, j’ai besoin de retours d’expériences inédites et c’est pour cela que le test avec un néophyte était intéressant. Nicolas n’a jamais essayé de simulation mais c’est un authentique passionné de sport-auto, le bon profil quoi !
Mon idée principale était la suivante : si un néophyte veut débuter dans le Simracing, il doit d’abord choisir une simulation… Entre Life For Speed, Rfactor et Race07, quel serait ce choix si on pouvait les présenter et les faire essayer les unes après les autres ?
Voilà ce que je voulais tester avec Nicolas… Savoir vers quel choix son feeling et sa découverte allait le conduire. J’avais écarté iRacing de ma comparaison car je considérais que ce dernier était peu accessible (difficile à maitriser) et -largement- plus cher que les trois autres… Dans mon esprit, iRacing ne doit être abordé qu’après avoir accumulé un peu d’expérience dans une des simulations « de base »…
Nous verrons par la suite qu’il y a la théorie et que la pratique du terrain s’empresse de la démentir !

J’ai donc placé Nicolas dans le baquet du SimCom Motion et nous avons commencé par Rfactor avec le mod « European Challenge » basé sur la Ferrari 360 Modena Cup. Une voiture intéressante tout en étant facile à piloter. Pour que l’apprentissage du circuit ne soit pas un problème, j’ai choisi le petit circuit intérieur de Monza qui est très simple et donc rapide à assimiler.
J’ai d’abord fait quelques tours pour « montrer le chemin » à Nicolas et je lui ai cédé le volant ensuite. Première constatation, le circuit est toujours un problème, même quand le tracé est simple. La première compétence d’un SimRacer aguerri, c’est de savoir assimiler un tracé en peu de tours. C’est pas du tout évident pour les autres qui découvrent tout à la fois…
Bref, il fallu quelques boucles de ce tracé élémentaire pour que Nicolas commence à aligner des tours à peu près propre. Il s’avéra que Nicolas avait un assez bon coup de volant mais qu’il avait aussi le défaut habituel des débutants : il attaquait trop.
Freinant trop tard, accélèrant trop fort, il était continuellement à se battre avec la voiture. Parce qu’il n’était pas maladroit, il arrivait à la garder sur la piste mais perdait beaucoup de temps à glisser ainsi dans tous les sens.
A part cela, le feeling était bon avec la Modena sur Rfactor, nous pouvions passer à la seconde phase du test… Direction Race07 !

Nicolas, très concentré lors de ses premiers pas avec mon simulateur !

J’ai placé Nicolas sur la version « nationale » du circuit de Magny-Cours, toujours pour des questions de facilité d’apprentissage. Pour la voiture, j’ai sélectionné une Porsche 997 RSR (voiture qui n’est pas présente en standard dans le pack « GTR Evolution » qui est une extension de Race07 mais que j’ai pu récupéré en installé car la mod corrigeant cette lacune est largement disponible et très réussie… C’est même la voiture que je préfére de toutes celles disponibles dans cette simulation !).
J’effectuais un tour lancé pour établir un « temps de base » et Nicolas me relaya aussitôt. Là aussi, il lui fallu quelques boucles pour repérer les difficultés du circuit mais il s’adapta déjà plus rapidement qu’à Monza… Une certaine aisance commençait à apparaitre.
Au volant de la 997, Nicolas se montrait aussi moins brouillon qu’avec la Modena et se rapprocha rapidement à 2 secondes de mon temps de base… Pas mal du tout pour un débutant !
En revanche, Nicolas ne pouvait pas vraiment faire la différence entre Rfactor et Race07 en termes de sensations. Je lui expliquait que Race07 était plus fouillé sur le plan graphique mais il me répliqua qu’il n’arrivait pas à le percevoir, trop occupé à contrôler la voiture pour apprécier le décor…
Donc, après les deux premiers expériences de cette confrontation, Rfactor et Race07 étaient plus ou moins ex-aequo.

J’avais prévu de finir par Live For Speed car, lors de nos conversations préalables, Nicolas m’avait révélé qu’il aimait bien le pilotage sur terre. LFS est la seule des trois simulation à proposer le contexte « Rallycross » et donc, c’est bien par elle qu’il fallait finir cette confrontation…
Direction Blackwood version rallycross avec la GT à 4 roues motrices pour compléter la combinaison. Comme toujours, c’est moi qui fait les premiers pas pour que Nicolas puisse avoir un aperçu avant de prendre les choses en main. A me voir batailler avec le volant sur la piste mixte de Blackwood, Nicolas se disait que cela n’allait pas être facile… Il fut d’autant plus surpris de la facilité avec laquelle il parvint à contrôler les glissades de la RB4 GT sur la terre de la piste de Blackwood !
Pour que l’expérience soit complète, il demanda aussi à tester un circuit uniquement de bitume. Encore Blackwood mais en version normale et avec la monoplace Formula XR pour que la prise en main soit facile.
Quelques tours et Nicolas en eut assez : LFS était la plus décevante des trois en terme de sensations. Son choix devait donc se faire entre Rfactor et Race07.

Mais, au lieu de me demander de retester l’un et l’autre, il me demanda « et le truc que tu as fait essayer à Soheil, c’est lequel ? ». Je lui expliquait que je n’avais pas prévu iRacing dans cette confrontation car cette simulation était moins accessible que les trois autres (coût et difficulté). Devant son insistance, nous voilà en train de basculer sur iRacing…
Pour réduire les obstacles, j’ai commencé à le faire tourner sur l’ovale de Phoenix (pas de difficulté d’apprentissage du tracé ainsi) mais pour lui faire ressentir qu’iRacing était vraiment différente, j’ai sélectionné la monoplace Skip Barber pour ses premiers tours de roues… Il voulait s’essayer à iRacing ?
Il allait en avoir pour son argent !

Même à Phoenix, la Skip Barber doit être piloté, ce n’est certainement pas « à fond » tout le temps… Mais dès les premiers mètres, Nicolas remarqua que la gestion du retour de force du volant n’avait rien à voir avec les autres simulations… « ah, ça réagit au niveau du volant là au moins ! ».
Nicolas ne mit pas longtemps à aller plus vite que moi à Phoenix et nous avons donc enchainé sur quelque chose de plus corsé : toujours avec la Skip Barber, direction Watkins Glen sur la version « classic » (la plus simple) du tracé. Dans ces conditions, Nicolas se remonta les manches et transpira à grosses gouttes pour boucler ne serait-ce qu’un tour correct avec la petite monoplace super vivante…
Une fois la phase d’apprentissage dépassée, les temps commençait à tomber mais je constatait que Nicolas était encore trop généreux au volant. Je repris les commandes pour lui montrer que plus de sobriété dans l’ampleur des gestes permettait d’aller bien plus vite.
Nicolas apprenait vite et en demandait toujours plus… Pas d’hésitation, un éléve aussi doué peut sauter les échelons, passons à la Radical !
La barquette Radical est aux antipodes de la Skip Barber : beaucoup plus de puissance (la Skip est un peu anémique de ce côté là) et beaucoup plus d’adhérence grâce aux gros pneus et aux appuis généreux (là aussi, la Skip est plutôt radine sur ce plan !). Tout de suite, on se rend compte que ça va beaucoup-beaucoup plus vite qu’avec la Skip Barber…
Nicolas se débrouille tout de même vraiment pas mal mais on utilise les replays et les ralentis pour analyser ses fautes et les défauts de son pilotage : il ne rentrait pas assez sur les freins dans les virages et se retrouvait toujours trop éloigné du point de corde au moment de remettre les gaz.

Avec la Skip Barber sur iRacing, c’est tout de suite une tout autre affaire !

Enthousiasmé par cette découverte, Nicolas demande à être placé dans les mêmes conditions que Soheil Ayari lors de son test : avec la Radical sur le tracé de Silverstone GP… Mais là, sa méconnaissance du circuit le rejette loin de mon temps de base. Dès que le tracé est un peu compliqué, la connaissance du terrain redevient un facteur majeur de performance ou, au moins, de durée d’apprentissage.

La conclusion de cette confrontation est sans appel : iRacing a été très largement préférée par Nicolas. Pour lui, c’est sans hésitation la meilleure et plus attirante des simulations testées.
Bien évidemment, quelques tours en solo sont loin d’être suffisants pour avoir une idée complète de iRacing et de sa difficulté réelle. Même après cette intéressante expérience, je ne recommanderais pas de commencer par iRacing mais plutôt d’accumuler un peu d’expérience avec Rfactor et/ou Race07 avant de se lancer dans le grand bain proposé par iRacing.
L’autre enseignement de ce petit test c’est que l’ampleur des sensations procurées l’emportent sur la difficulté d’une simulation. Il est clair pour moi que SimBin et Image Space se doivent désormais de réagir en fonction du niveau atteint par iRacing…

Quelques nouvelles de mon livre sur le SimRacing

Je vais vous dire où j’en suis dans ce projet qui, en ce moment, me dévore complétement, j’y consacre quasiment tout mon temps !
Mais ça ne suffit pas et je suis plutôt en retard… Nous avions prévu que l’ouvrage serait terminé fin avril mais je viens de prévenir l’éditeur qu’il faut prévoir au moins 2 semaines de décalage sinon plus…
Bref, je subit un stress important pour cet ouvrage mais je pense que ça en vaut la peine : plus je travaille dessus et plus j’ai conscience que ce sera le premier livre de référence sur notre passion !
De plus, j’ai désormais le projet de le mettre à jour chaque année pour suivre les évolutions de notre domaine. Bref, c’est un projet qui, globalement, devrait marquer un point de passage et c’est assez exaltant.

Bon, voilà où j’en suis ce vendredi 3 avril :
– la première partie prend plus de temps que prévu… J’ai bouclé le chapitre un (historique) et le chapitre deux (présentation des 4 principales simulations) mais il reste tous les autres (autres simulations, communautés, modding, équipement, etc.).
– la seconde partie est déjà rédigée (culture du sport-auto) et validée par Soheil Ayari mais il manque les illustrations pour considérer qu’elle est bouclée et cela représente un gros travail…
– la troisième partie (comment progresser), elle, reste encore vierge, tout est à faire (mais j’ai plein d’idées) !

Bref, il reste encore beaucoup de travail même si ce qui est déjà fait représente aussi beaucoup de travail. Les échanges que j’ai eu avec les simracers fameux ou anonymes représentent aussi une des meilleures parts de ce projet, c’est vraiment enrichissant. Ce domaine est formidable et il est évident qu’il est promit à un grand avenir !

Une vidéo sur Rfactor qui est une pure merveille, un produit de la passion !

Pas besoin de commentaire, il suffit de regarder cela : cette vidéo donne même des frissons dans le dos (et, bonus, on voit même MA Ferrari 312B en action vers la fin…) :

Cette vidéo a été réalisé pour un concours organisé par RfactorCentral… Elle a eu le premier prix, c’est mérité !

Simulation : tout (ou presque) est reproduit, même la frustration d’une casse mécanique !

Mercredi 4 mars, je participais à la 3ème manche du championnat Aurora 79 organisé par Historic Sim Organisation (voir à http://www.historicsimracing.org/Aurora/indexAurora.php).

Ma qualification n’avait pas été terrible puisque j’avais été obligé de me contenter de la 15ème place sur la grille (sur 18 partants) mais la course avait bien démarrée et je me battais pour conserver ma 5ème place lorsqu’au 23ème tour (sur les 40 à faire), boum, plus de moteur !

Pourtant, j’avais pas trop tiré dessus il me semble… Mais bon, les casses mécaniques, elles arrivent en vrai, il n’y a donc pas de raison qu’on en est pas aussi en simulation, non ?

Cela illustre que pour faire un résultat dans certaines catégorie du SimRacing, faut vraiment tout mettre de son côté, y compris la chance !

Depuis le début d’année, ma saison 2009 sur Rfactor GP79 est vraiment différente de 2008 où j’avais eu beaucoup plus de succès et de chance… Comme quoi, la roue tourne !

Je ne décourage pas pour autant. Sur iRacing, c’est pas tellement mieux : j’ai ne me prend que des grosses claques en ovals (et un SR qui dégringole…) et sur Road, je me contente de faire le « minimum syndical » pour passer en licence A. De plus, l’essentiel de mon effort dans ce domaine est concentré sur l’ouvrage que je suis en train de rédiger… Voir à

https://alain-lefebvre.ovh/archives/179
https://alain-lefebvre.ovh/archives/182
https://alain-lefebvre.ovh/archives/189

Evaluation de iRacing par Soheil Ayari…

Le 17 février 2009, j’avais rendez-vous avec Soheil Ayari afin de lui faire essayer iRacing…
Cela faisait des années que j’avais en tête d’organiser ce genre de “confrontation” : prendre un pilote connu et lui faire essayer une de nos simulations habituelles afin d’avoir son avis sur le degré de réalisme atteint, domaine par domaine. Et dans le cadre du livre que je suis en train d’écrire sur le SimRacing, cette évaluation par un vrai pilote professionnel était indispensable.
Au départ, Soheil n’était pas très “chaud” pour cette évaluation car, selon lui, il n’a jamais aucun feeling avec les jeux vidéo… Mais, justement Soheil, là, il ne s’agit PAS de jeux vidéo mais de simulation, nuance !

Ayant réussit à le “coincer” pour quelques heures devant ma machine, j’avais hâte d’avoir enfin son feedback de champion authentique du sport auto devant l’objet de notre passion… Soheil est bien le pilote idéal pour ce test car, dans sa carrière, il a tout conduit ou presque : Karting, Formule Ford (champion de France en 1994), Formule 3 (champion de France en 1996 et vainqueur de la coupe du Monde à Macao en 1997), F3000 (deux victoires en 97 et 98, plus de nombreux podiums), F1 (test sur Williams-Renault fin 1997), prototype (nombreuses participations aux 24H00 du Mans dont une 4ème place en 2004), Supertourisme (3 fois champion de France de la catégorie en 2002, 2004 et 2005) et GT (nombreuses courses sur Viper, Corvette et 2 fois champion de France sur Saleen en 2006 et 2007 plus le titre internationale en Le Mans Series en 2007) et même des Porsche 935 et 917 lors des rencontres Le Mans Classic… On le voit, un palmarès flatteur (et pas assez connu, c’est pour cela que je m’occupe de rédiger sa biographie !) qui met en exergue sa capacité d’adaptation.
En plus de son aura de pilote rapide, Soheil a la réputation d’être un fin metteur au point ce qui ne gâche rien dans le cadre de notre test. Enfin, Soheil était quasiment “vierge” en terme de simulation, n’en ayant jamais testé avant ce matin là (tout au plus quelques tests de jeux vidéo du genre Gran Turismo et autres…).

De mon côté, j’avais sélectionné la barquette Radical de iRacing sur le circuit de Silverstone car c’est un tracé que Soheil connait bien (il y a courru plusieurs fois en proto et en GT dans le cadre des Le Mans Series). La Radical n’est pas une voiture qu’il a déjà piloté en vrai mais comme la Corvette C6R (sa voiture actuelle en championnat de France GT avec Bruno Hernandez) n’était pas encore disponible sous iRacing, il fallu bien s’en contenter…

Dès les premiers tours de roues, Soheil note que le circuit est très fidèle ce qui permet de commencer sur une bonne note. Au bout de quelques minutes, Soheil est capable d’enchainer les virages sans sortir et commence à aligner les tours chrono. Les temps affichés sont moyens (1’53.4 pour son meilleur tour alors que mon temps de référence établi juste la veille était de 1’50.5) car Soheil se plaint de la sensation au freinage : “impossible de faire du dégressif avec ta pédale qui bouge, là !”.
En effet, le pédalier du Volant Logitech G25 propose une pédale avec un senseur de position plutôt qu’un capteur de pression… Or, sur une voiture de course, la pédale de freins ne présente aucun jeu, tout repose sur la pression à exercer, une différence de taille en matière de sensations !
A force, j’ai réussi à m’habituer à cette distortion par rapport à la réalité mais pour Soheil, le handicap est bien plus grand : il s’agit de redéfinir une manoeuvre de base en une matinée…

En dehors de la sensation au freinage, Soheil est très positif :

  • Le circuit est vraiment super fidèle, c’est carrément exactement cela jusqu’au plus petit vibreur !
  • Pour moi, le circuit est réaliste à 95% (en fait, c’est sans doute moins que cela car l’évolution de l’adhérence de la piste en fonction des passages répêtés et du dépot de gomme qui s’ensuit n’est pas simulé…).
  • La sensibilité au volant et à l’accélèrateur est également très bonne, je donnerais 75% pour le volant et 95% pour la réponse à l’accélèrateur.
  • Pour moi, il n’y a que les freins qui pêchent vraiment et encore, c’est à cause de la sensibilité et du mode de fonctionnement de la pédale. Je ne donne que 50% de réalisme dans ce domaine mais il faudrait voir ce que ça donne avec un autre pédalier (Frex GP propose un pédalier de ce type mais je n’en suis pas encore équipé…).
  • Le SimCom motion n’est pas gênant et la poussée au freinage est bien reproduite… Et on s’habitue vite à ce que ça bouge : je n’y prêtais déjà plus attention au bout de quelques tours.
  • Rien à voir avec les jeux vidéo que j’ai pu essayer : là au moins, il faut doser et la sensibilité au volant est très fine, on sent bien quand on roule sur un vibreur par exemple.

A partir de là, nous sommes passés à une seconde phase de ce test : le réalisme de la sensibilité de la voiture aux changements de réglages. La Radical propose une plage étendue de réglages sous iRacing et Soheil a pu s’en donner à coeur joie !
En effet, le comportement plutôt sous-vireur de la baquette ne lui convenait pas du tout…


C’est pas normal que ça sousvire comme cela dans les rapides, une voiture de course bien réglée, ça ne fait pas cela, pas d’accord !
Dans la dernière épingle de Silverstone, c’est normal que tu sous-vire, toutes les voitures font cela ici mais ailleurs, non, c’est pas acceptable… Fait voir ton réglage…

Comme réglage de base pour la Radical sur Silverstone (version GP), je m’étais contenté du réglage par défaut “basic” plutôt que “advanced” avec très peu de modifications (barre arrière sur “firm” plutôt que sur “medium” justement pour combattre cette tendance au sous-virage vraiment marquée sur la Radical et ce un peu partout…). C’est ici que notre test est devenu vraiment fascinant car Soheil pris les choses en main : modifiant le set-up dans tous les sens, il parvint en moins d’une heure à véritablement métamorphoser la voiture !
Il procéda par touches successives mais sans hésiter à modifier plusieurs choses à la fois (ce que je ne fais jamais de peur de me perdre en route !) et à chaque fois avec un instinct technique très sûr : à peine un tour lancé pour vérifier la validité du dernier choix et déjà le verdict tombe :

  • hum, c’est mieux mais c’est pas encore ça; on va essayer encore plus de pitch (le “pitch” dans la jargon de Soheil correspond à la balance de la garde au sol : plus de pitch veut dire d’abaisser l’avan par rapport à l’arrière).
  • combien on a en poids-roues (le “poids-roues”, c’est la répartition des masses mesurée au niveau des 4 roues), c’est à l’équilibre ?
  • montres-moi jusqu’où on peut aller en “caster” (chasse de la direction)… C’est tout ?


Soheil me demanda de reprendre le volant pour juger de l’amélioration du comportement et, effectivement, la Radical se pilotait bien plus facilement ainsi… Je pus alors tourner en 1’49.4 sans trop forcer. Les deux heures prévues initialement ont été largement débordé tellement le pilote Savoyard était pris par le challenge d’équilibrer la Radical sur le tracé de Silverstone.
C’est dans des occasions comme celle-ci qu’on mesure la différence qui existe entre nous, amateurs passionnés, et des pilotes de la trempe de Soheil qui sont complétement investis dans leur métier : je croyais m’y connaitre en matière de set-up mais je pensais aussi que la Radical était fondamentalement sous-vireuse et qu’on ne pouvait pas trop la changer… En deux temps-trois mouvements, Soheil me démontra le contraire avec une sciende des réglages qui me laissa pantois !

Au final, Soheil attribua une évaluation de 90% à la sensibilité aux réglages. Le mot de la fin de la part de notre pilote ?

Pour découvrir un nouveau tracé, ton truc, c’est vraiment l’idéal !
Si je dois courrir aux USA lors des prochaines saisons, je passerais d’abord par chez toi pour apprendre Daytona ou Sebring, ça sera toujours ça de gagné…

On a pas eu le temps de comparer aussi Rfactor ou GTR-Eevolution mais ce n’est que partie remise car je gage que Soheil est désormais intéressé à en savoir plus sur les possibilité de ces simulateurs.

Pour les plus passionnés, voici la série de set-up modifiés progressivement par Soheil (le N°6 étant le dernier et le plus performant…) : soheil-ayari-radical

Livre sur le SimRacing : appel à témoignages…

Ainsi que je l’ai déjà évoqué ici, je suis en train de rédiger un livre sur le Simracing qui sera publié en Juin 2009 par Pearson (voir à https://alain-lefebvre.ovh/archives/179). Dans ce cadre, j’essaye de réunir le maximum de témoignage venant de la communauté… J’ai commencé à diffuser ce questionnaire sur quelques forums des sites de ligue de SimRacing… Si vous avez d’y répondre vous aussi, n’hésitez pas à m’écrire à alefebvre-at-gmail.com. Dans le tas, s’il y a des questions qui ne vous concerne pas (organisation par exemple), vous zappez !
Merci d’avance.

Question subsidiaire importante : acceptez-vous d’être cité dans le livre ou voulez-vous seulement que votre témoignage soit utilisé de façon anonyme ?
=====
Votre meilleur et votre pire souvenir en course ?
Pouvez-vous expliquer comment vous avez progressé et atteint votre niveau actuel ?
Dans cette progression, y a t-il eu un moment clé ? Une technique que vous avez découvert par hasard (laquelle ?) ?
Ou une aide venant d’un vétéran qui vous a permis de comprendre comment « franchir la barre » ?

Pourquoi vous impliquez-vous dans l’organisation de courses et l’animation d’une ligue, que cela vous apporte-t-il ?
Quels sont les problèmes les plus ardues à résoudre ?
Comment voyez-vous l’évolution de votre ligue ?
Quelle est votre simulation préférée ?
Comment expliquez-vous que GPL soit encore si populaire (dix ans après sa sortie !) ?
Comment voyez-vous l’évolution de votre simulation préférée ?
Quelle est votre mod préférée et pourquoi ?

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J’ai déjà reçu une bonne vingtaine de réponse mais plus il y en aura, mieux cela sera !

Un nouveau projet en cours : un livre sur le SimRacing

Le SimRacing, vous commencez à savoir ce que c’est si vous lisez ce blog (SimRacing : simulation de courses automobiles). Je viens de signer un contrat avec Pearson (www.pearson.fr) pour publier un titre sur ce sujet.

Voici quelle sera la structure de cet ouvrage :

Partie I – Découverte du SimRacing
1 – Définition, origine et caractéristiques…
# Introduction à la simulation automobile et ses spécificités.
2 – Paysage de l’offre actuelle : les simulations les plus populaires
# Présentation des simulateurs actuels et des modes indispensables
3 – Les ligues : le SimRacing organisé en communautés
# Les principales communautés. Pourquoi est-il indispensable d’y adhérer
4 – Différentes façons de vivre sa passion : le modding et l’organisation
# Deux approches liées au SimRacing. Quelques conseils de modding et d’organisation d’événements
5 – Suivre l’actualité et l’évolution du domaine : les sites et les forums incontournables (en plus de celui de votre ligue)
# Conclusion première partie : la grande diversité et du SimRacing et quelles sont ses voies d’évolution…
Partie II – Culture du sport automobile : la philosophie des réglages
1 – Voiture de ville – voiture de course : une approche différente des réglages (pneu, frein…)
2 – Méthodologie des réglages : dans quel ordre ?
3 – Quels réglages selon les situations
# en qualifications
# en course
# selon le type de circuit
# selon le type de voiture
Partie III – Devenir compétitif
1 – Les différents types de joueurs – c’est quoi un « alien » ?
2 – Méthodologie pour progresser
Choisir sa catégorie et son championnat : éviter de se disperser
S’entrainer et atteindre le niveau requis : se fixer un objectif rationnel
3 – Travailler la mise au point : comprendre les réglages, utiliser la télémétrie
4 – Aspects tactiques – gestion du pilotage
Aller vite sur un tour et aller vite en course : pas exactement la même chose…
Obtenir des résultats : savoir gérer les événements
5 – Progresser grâce à la communauté : conseils et réglages, votre ligue est là pour ça !
6 – Les témoignages des meilleurs : des avis validés par l’expérience
7 – Les incidents de course : discipline de ligues ou « safety rating », des approches différentes
8- La triche et les tricheurs : quelques cas exceptionnels

Je vais m’appuyer largement sur la communauté et les témoignages des spécialistes. Si vous avez envie de participer, à m’envoyer des témoignages, n’hésitez surtout pas !

Un peu de « iRacing fatigue » !

Un peu de « iRacing fatigue » !

Depuis quelques semaines, j’ai un sentiment croissant de frustration vis-à-vis de iRacing…
Il ne s’agit pas ici de remettre en cause la qualité de cette simulation que j’ai largement commenté dans ces pages. Simplement, il s’avère que le système de « safety rating » n’est hélas pas suffisant pour assurer des courses propres.
C’est avec un certain recul que j’en suis arrivé à cette conclusion. Finalement, tous ceux qui mettaient en avant le système des ligues avaient sans doute raison : actuellement, je ne vois pas de meilleur moyen d’arriver à « policer » un peu mieux ces courses.

Je m’explique : le SR est un système simple… Soit vous arrivez à faire une course avec le moins d’incidents possible et votre rating s’améliore, soit vous cumulez trop d’incidents (le « trop » est aussi fonction du nombre de tours parcourus et même du nombre de virages franchis « proprement ») et votre rating se détériore. Sur le principe, rien à dire, c’est parfait en théorie. Mais comme le dit si bien JL Gassée « je veux aller habiter en théorie car tout marche parfaitement en théorie ! »…
En pratique, les choses se gâtent un peu. Il faut mettre de côté les incidents qui sont de votre fait : vous avez pris un trajectoire trop large et vous mettez une roue dans l’herbe, hop, un point de moins. Cette roue dans l’herbe se transforme en sortie de route, perte de contrôle, deux points de moins. Cette perte de contrôle se termine dans le rail, contact, 3 points de moins… Eh oui, dura lex, sed lex !
On le comprend assez vite : il faut rouler propre et chercher à assurer car les erreurs se payent cash et tout de suite.

Là où ça ne va plus, ce sont les 4 points qu’on vous retire lors d’un contact avec un concurrent. 4 points, c’est la plus haute sanction et c’est normal puisqu’un contact avec un adversaire est aussi la faute la plus grave. Donc, je trouve normal d’être sanctionné quand je suis trop optimiste et que je vais percuter au freinage celui qui était devant moi (et qui n’y était pour rien, le pauvre !) mais je n’arrive pas à avaler que la sanction s’applique aussi quand je suis la victime de ce type d’erreurs !
Ce problème est connu et il est débattu à longueur de forum sans que personne ne puisse vraiment trouver une solution car il n’y en a pas. En effet, c’est déjà assez difficile, pour des juges humains, de déterminer qui est le responsable dans le cadre d’un « incident de course » alors inutile de le demander aujourd’hui à un logiciel… Restons raisonnable.
Et même, le parti-pris des concepteurs de iRacing de sanctionner toutes les partis peut se défendre dans bien des cas : ce n’est pas parce que vous êtes touché à l’arrière que vous êtes forcément la victime… Dans bien des cas, ça peut-être vous le responsable !
Imaginons que vous retournez en piste sans précaution après une sortie de route, coupant la trajectoire de celui qui arrive alors et vous accroche… Clairement, c’est celui qui est percuté qui est en tort là. Autre exemple : un pilote vous rattrape (il est nettement plus rapide que vous) et vous attaque au freinage… Vous résistez en fermant la porte… L’accrochage qui s’en-suit est alors évidemment de VOTRE faute.
Donc, dans tous ces cas, il est normal d’être sanctionné.

Mais quand vous en êtes à la énième course où un sagoin vous sort sans vergogne (que ce soit en oval à Daytona ou en routier en Skip Barber), vient un moment où vous avez marre… Marre de ces courses ruinées par le mauvais comportement d’adversaires indélicats et marre de voir le SR dégringoler alors que vous vous efforcez de rester propre.

Bref, j’en suis là sur iRacing et je crois que je faire un break pendant quelques semaines pour évacuer cette frustration. C’est dommage parce que, par ailleurs, cette simulation permet de vivre des moments vraiment uniques !
Il y a deux semaines, j’ai eu l’occasion de disputer une course géniale au Loews en Silverado où j’ai terminé 4ème après avoir été dans le paquet de tête pratiquement tout le long (mais je n’ai pas aussi bien géré les derniers tours que les 3 autres vautours qui ont su rester devant moi !). Normallement, des courses comme ça compense bien des gâchis mais là, j’avoue, je sature un peu.

Bilan saison 2008 en SimRacing

C’est l’heure des bilans et je me suis penché sur ma saison 2008 de Simracing. J’avais décidé de me consacrer principalement au championnat Master Series qui se courrait sur GP79/Rfactor et le bilan est à la hauteur de mon investissement : sur 15 courses disputées (je suis l’un de ceux qui a été au départ de toutes les manches… l’assiduité, ça aide un peu quand on vise une bonne place finale !), j’ai terminé onze fois, avec une victoire, six podiums et une pole-position (jai loupé de peu d’avoir le meilleur tour en course à Monza…).

Du coup, j’ai terminé second au classement « master cup » (voir à http://1979gpmasters.forum-actif.net/resultats-et-classements-results-and-standings-f4/classement-masters-cup-t39.htm) et 3ème au classement « 79 trophy ». Cerise sur le gateau, on a également enlevé le classement par équipe (Ligier) dans le classement « 79 trophy » (pour un point !) alors qu’on s’est contenté de la seconde place dans le classement « Master Cup »…

Bref, tout ça considéré, c’est pas mal. 

Toujours sur le mod GP79, j’ai fait quelques courses avec la « Legends League » qui regroupe beaucoup de monde et j’ai pu accrocher quelques bonnes performances comme second à la manche courru au Mans et 7ème pour la course de Paques à Monaco (oui, 7ème ça parait pas formidable mais l’opposition était nombreuse et très relevée…).

J’ai également participé au championnat GP79 organisé par la FFSCA mais ce championnat a beaucoup souffert du manque de participants et je n’y suis donc pas resté jusqu’au bout.

A partir du mois de mai, j’ai commencé ma progression au sein du système iRacing et j’en suis aujourd’hui à la licence C (une victoire en Mazda et quelques « top 5 » dans les autres catégories). Mais là, je ressens une petite lassitude de iRacing que je vais traiter dans une chronique à part…

Pour la saison prochaine, je vais remettre en ça sur GP79 en participant à la suite du Master Series qui est devenue une vraie ligue : Historic SimRacing Organisation (voir à http://historicsimracing.ace.st/).

Avec HSO, je vais participer au championnat GP79 (15 manches en 100% de distance, 100% de dégats) mais aussi au championnat Procar (des BMW M1 en lever de rideau des épreuves européennes) ainsi qu’au championnat Aurora (une mod dérivé de GP79 et un championnat qui se dispute principalement sur des circuits britaniques). C’est là tout mon programme sur Rfactor (et c’est déjà pas mal !).

Je vais continuer sur iRacing mais en sélectionnant plus mes participations pour ne faire que les courses sur les voitures qui me plaisent.

En marge de mes courses, j’ai également lancé un projet de mod (sur la Ferrari 312B de 1970, voir à http://rfactorcentral.com/detail.cfm?ID=Ferrari%20312B%20F1%2D1970). Là, le projet est un peu dormant mais je compte bien le relancer d’ici peu…

Diplome iRacing : ça c’est du marketing !

Je viens de recevoir une petite surprise… Un diplome iRacing suite à ma victoire sur Formule Mazda à Road America !

Hello,

Congratulations on getting that first win. Hopefully it will be the first of many (perhaps it already is!)

Please take a look at the certificate, if you see any problems with it or see something you would like changed, please let me know by emailing awards@iracing.com. It is a partly automated process, so it is possible changes may be required.

If you are waiting on the certificate for your first oval win, please give a little more time for that to arrive.

Regards,

Tim Wheatley

ça peut paraitre un peu ridicule mais en fait, c’est assez bien joué de leur part je trouve : ça fait plaisir et c’est une façon pas plus bête qu’une autre de « marquer le coup »…

Voici le récit rapide de cette course déposé sur le forum de la FFSCA le 2/11/2008 :

Première course officielle avec la Mazda (j’ai merdé dans une course où l’on était que 4 en début d’apm) et… Première victoire !!
(j’avais déjà gagné deux courses en oval avec la Legends mais des manches non-officielles car le quota n’était pas remplit…)

Incroyable, quelle course !
Je pars en fond de grille (pas de qualifs) et je commence mal : 2 spin lors des 2 premiers tours. Le temps de me calmer et je suis 8ème (car il y eu d’autres vracs aussi).
Une fois que j’arrive à tourner régulièrement en 2.09, je m’aperçois (à ma grande surprise) que je remonte sur ceux qui sont devant. Incrédule, je constate que je peux les passer les uns après les autres.
à mi-course, je suis 4ème et plutôt satisfait mais ce n’est pas fini !
Une déconnexion devant (ou une autre cause) et me voilà 3ème. Je remonte toujours…
à cinq tours de fin, je suis presque dans le sillage du second que je saute le tour d’après. Bon, on arrête de rêver car le premier est à plus de 40 secondes… Reste à finir tranquillou et ce sera déjà pas mal.
Mais, que vois-je, l’écart se réduit à vue d’oeil !
Peut-être le premier a-t-il abimé sa voiture et se traine-t-il jusqu’à l’arrivée comptant sur son avance pour préserver sa place ?
-30 secondes, -25, -20, l’écart fond toujours mais il ne reste que 2 tours…
Dans le dernier tour, je suis à dix secondes… on y croit !
Je vole littéralement, bien décidé à tenter ma chance jusqu’au bout.
L’écart se réduit toujours et je commence à me dire que c’est pour moi cette fois. Je vois le leader devant moi mais il est presque au ralentit : je fond dessus comme un aigle sur sa proie à 3 virages de l’arrivée !
Je passe devant, enfin. Maintenant, ne plus faire de conneries surtout.
J’enroule les virages restant en assurant un max car l’écart avec le suivant et de plus de 5 secondes…
Oui, dernière ligne droite… C’est fait, quelle joie !

Après coup, le leader m’a expliqué par chat qu’il n’avait pas mis assez d’essence et qu’il avait obligé d’économiser dans les derniers tours (surtout le dernier !). Cette victoire est chanceuse, j’en suis conscient (mais comme j’ai eu mon lot de malchance avec la Skippy je ne vais pas bouder mon plaisir pour cette raison) mais c’est aussi une énième démonstration qu’en course, TOUT peut arriver…

En plus, je n’aimais pas la Mazda jusque-là mais je dois dire que la mise à jour de ce matin la rend presque agréable (elle n’est pas encore au niveau de la radical mais la progression est nette). Je crois que, désormais, je vais rouler avec plaisir dans cette monoplace…

Une vidéo sur la course de Dimanche soir (Rfactor, GP79, Monza)

C’est de la cadre du championnat Master Series organisé par Guillaume Siebert (merci à lui !). Voici juste les cinq premiers tours (il y en avait cinquante à boucler !) :

Pour vous permettre de mieux comprendre ce qui se passe, voici le récit de ma course et un résumé de la course de trois adversaires…

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Quelle course !
J’avais passé la semaine à préparer ce rendez-vous avec Marc Florkin et je connaissais bien cette piste.
Tout de même, je fus un peu supris de faire le 4ème temps aux qualifs… J’attendais que Stéphane (Fauries), Jonny et les autres me passent devant comme d’habitude mais là, rien. Les temps des essais étaient serrés mais je restais bien 4ème derrière Tiago et sa FW07 et les deux obus (les Arrows).

Mon départ fut très mauvais : pour éviter de toucher Guillaume au freinage de la première chicane, je me suis décalé à gauche et j’ai mis une roue dans l’herbe… Mauvaise pioche : je me suis retrouvé entrainé sur le dégagement et j’ai loupé l’entrée de la chicane !
Super comme début mais la suite n’est pas mal non plus… Je remonte le mors aux dents et là je me rend compte que je reviens facilement sur le peloton. Je double les derniers sans attendre et je me retrouve assez vite derrière Stéphane. Je reste derrière lui un peu et je pense pouvoir tenter ma chance dans la descente avant la variante Ascari. Mais j’ai été trop optimiste dans mon évaluation du freinage et non seulement je passe Stéphane mais aussi Eric Campillo sur l’élan !
Bien évidemment, ça ne passe pas et je me retrouve en vrac au beau milieu de la chicane, gênant Stéphane par la même occasion (bravo !).

Je repars sans avoir rien touché et sans avoir perdu trop de temps. Et c’est là que je réalise que ma voiture est carrément extraordinaire ce soir… Je pense que la JS11 version Monza (sans aileron à l’avant) est vraiment rapide : pas sous-vireuse malgrè l’absence de flaps à l’avant et pas non plus trop sur-vireuse bien que j’ai eu peu d’appuis au niveau de l’aileron arrière. Ma voiture vole littérallement et je compte bien en profiter.
Mais, justement, voilà quel a été mon problème hier soir : sentant que j’avais en main une voiture vraiment supérieure (question de type ou de réglages, aurais-je touché sans le faire exprès un « sweet spot » ?), j’ai voulu absolument être à la hauteur de son potentiel et, du coup, j’ai été bien trop fébrile. D’où mon départ raté et mes spins à répétition. Manque d’expérience d’être rapide… Ben oui, tout s’apprend.

Donc, bis repetita placent, je remonte de nouveau sur le peloton après être retombé à la 10/11ème place. Mais il semble bien que le peloton soit bien agité ce soir (même sans moi pour y mettre le boxon) et je me retrouve 6ème assez vite. On est 4 groupés dans la ligne droite du départ et l’aspiration y est formidable. Je passe 4ème derrière le groupe de tête qui est déjà à plus de 16 secondes.
Je veux me détacher de JP Campmajo mais je veux en faire trop et trop vite et je me loupe au freinage de la seconde chicane. Je repars en 8ème place et tout est à refaire, une fois de plus !
Mais ma voiture est vraiment supérieure ce soir et, au bout de quelques tours, je suis de nouveau dans le sillage de JP (il était plus facile à doubler quand il avait une Ensign…) puis devant lui. Là, il faut encore m’éloigner de lui et je ne peux le faire qu’à coup de quelques dixièmes à chaque tour. Il faudra un bon moment pour qu’il accepte de lâcher le morceau le bougre !

Bon, à ce stade, je me retrouve 4ème à plus de 30 secondes de Guillaume et j’ai bien le sentiment d’avoir gâché ma course car ma voiture m’aurait permis d’être et de rester avec ce groupe de tête. Mais la course est encore longue (il reste encore à ce moment-là plus de 30 tours à faire) et tout reste possible à condition d’y croire.
Normallement, la sagesse devait m’ordonner de me contenter de cette position et de finir la course en contrôlant mon écart avec JP. Mais, vous l’aviez compris, la sagesse n’était pas avec moi dans mon baquet hier soir…
Donc, j’entrepend de remonter sur Guillaume, rien que pour voir si c’est possible. Pour reprendre plus ou moins une seconde au tour à Guillaume, ça me demande une attaque de tous les instants mais, au moins, ainsi je n’ai pas le temps de m’ennuyer !
Ma voiture me permet de revenir sur Guillaume tour après tour et ce dernier est solide : il ne lâche l’écart que morceau par morceau tout en gardant le même rythme. Mais, petit à petit, je m’aperçois que j’arrive tout de même à revenir et, inexorablement, je vais arriver à faire la jonction avant la fin de la course. Restera à le passer mais je dois avouer que cette situation m’excite beaucoup : affronter Guillaume est une situation que je n’ai pas pu faire depuis le début de ce championnat. Or, c’est justement la possibilité de mieux connaitre chacun à travers un vrai baston qui fait le charme de ce championnat.

Voilà, l’Arrows est désormais visible (Martin Audran a disparu entre-temps et je suis maintenant 3ème) et c’est la seconde place qui va se jouer entre nous. J’arrive à passer Guillaume juste avant la parabolique mais il faut encore le lâcher pour rester devant lui jusqu’à l’arrivée mais ça, je n’y suis pas arrivé.
C’est que, une fois Guillaume passé, Il a pu profiter de mon aspi. Il est resté prudent et très clean mais il m’a aussi mis une pression d’enfer !
Du coup, j’ai fait la petite erreur de trop que j’avais réussi à éviter pendant les 30 tours précédents : une rétrogradage un poil trop tardif au moment d’entrer dans Lesmo un. Je pars en spin et tape le rail, boum !
Je peux repartir en lambeaux et c’est en me trainant que je boucle les derniers tours en arrivant de justesse à rester devant JP Campmajo.

Voilà pour cette course palpitante (de mon point de vue). Guillaume est « prenable » dans certains cas (mais il me faut encore un peu de bouteille pour rester cool quand je suis aux avant-postes). Tiago était au-dessus du lot avec sa FW07 mais avec la même voiture, Darryn (d’habitude plutôt rapide) a été plutôt discret. J’ai aussi été surpris de ne pas voir Jonny et si Othmane avait été là, le duel avec Tiago aurait pu être intéressant à voir…

A Montréal, Jonny devrait être de retour car je sais qu’il apprécie ce tracé (je l’y ai vu gagner haut la main sur ce circuit dans un autre championnat il y a un an), moi pas.

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La course de Monza a été très animée lors de ces dix premiers tours (comme souvent lors de ce championnat). Alors que les trois premiers s’échappaient en tête, le peloton était pris de folie et la bagarre était à tous les étages.
Je vous propose d’illustrer cela par le récit de la course de 3 concurrents qu’on entend pas souvent : Stéphane Fauries, Darryn Smalley et Eric Campillo.

Commençons par Stéphane qui a été bien malchanceux (comme souvent) après s’être fait bousculer par plusieurs concurrents alors que lui-même restait prudent…

# Stéphane Fauries (abandon au 5ème tour)
Départ mouvementé pour Stéphane à cause des 2 Tyrrell. Stéphane (TAZ pour les intimes) est derrière JP Campmajo mais ce dernier se loupe à la seconde chicane… Taz évite Jonny en vrac au milieu de cette seconde chicane et passe JP par la même occasion.
JP veut répliquer à l’entrée d’Ascari mais part en spin et entraine Taz… Stéphane repart en ayant perdu 3 places.
Taz repasse devant JP avant la parabolique et boucle ce premier tour 6ème derrière Eric Campillo.
T2 : Lefebvre veut passer son équipier avant Ascari mais se loupe (comme JP le tour d’avant au même endroit !) et gêne Taz qui évite le pire.
T3 : JP repasse devant Taz au freinage de la première chicane mais se loupe à nouveau à la seconde. Fauries attaque Campillo à l’entrée du Lesmo II et ça passe à Ascari, 5ème.
T5 : Stéphane remonte Jonny alors 4ème. Jonny se loupe à la sortie d’Ascari et se retrouve derrière Fauries à l’entrée de la parabolique… Il attaque tout de même au freinage à l’intérieur… C’est trop juste, il élargit et s’appui sur la Ligier !
Les deux voitures partent dans le dégagement mais Taz arrive à remettre sa Ligier à la sortie de la parabolique sans avoir perdu de place.
Mais la meute arrive à pleine vitesse sur lui avec Darryn, Campillo, Campmajo et Lefebvre très groupés. Dans la ligne droite, l’aspi joue à fond et Taz perd 3 places !
A la sortie de la première chicane, Stéphane perd sa Ligier et tape le rail, une roue en moins… C’est terminé pour lui mais, si on compte, ils sont trois à l’avoir poussé pendant ces premier tours : Campmajo, Lefebvre et Jonny… Comment s’étonner que notre Taz pense avoir la poisse quand on s’acharne ainsi sur lui ?

Continuons par Darryn, très rapide sur certains tracé mais qui a été plutôt discret à Monza… Le récit ci-dessous permet de comprendre pourquoi.

# Darryn Smalley (abandon au 39ème tour)
Pris en sandwitch entre Campmajo et Jonny, Darryn tire tout droit à la première chicane et en ressort 7ème derrière Fauries.
Profitant de la confusion à la seconde chicane (où Jonny est en vrac), Olivier Philipps le passe et l’entraine à l’extérieur du Lesmo 1… Darryn spin mais repart 12ème sans avoir touché.
A la fin du 2ème tour, il est revenu dans les roues de Franck Labédan qu’il passe à l’entrée de la chicane II. Il veut passer François Besançon à l’entrée d’Ascari mais François résiste et cède finalement à la parabolique (sa course s’arrête aussi ici hélas). Darryn est alors revenu 8ème.
T3 : à la sortie d’Ascari, Darryn se retrouve derrière les deux « Camp » qui se bagarre durement. Darryn passe JP à la chicane 1, tire tout droit à la chicane 2, passe Eric se faisant mais le laisse repasser devant lui aussitôt en ralentissant fortement avant Lesmo 1 (bravo pour le fair play !).
Darryn repasse Eric à l’entrée de la parabolique et tombe sur Fauries qui sort des graviers à la sortie. Profiant de l’aspiration, Darryn est 4ème au bout de la ligne droite… Pas longtemps car Lefebvre le passe au freinage de la chicane 1.
T8 : Alef se loupe à la chicane 2 et Darryn repasse 4ème, loin devant les duettistes camp & camp.
T9 : Darryn rate son freinage à la chicane 1, tape dans le rail, repart et s’arrête aux stands pour changer son aileron avant.
T16 : Darryn se retrouve derrière Marc Florkin pour lui prendre un tour mais céde en même temps à JP Campmajo et va frôler le rail dans la curva grande !
Ensuite, Darryn tourne régulièrement avec sa Williams blessée et, alors que l’arrivée est en vue, tape de nouveau le rail à la chicane 1 au 39ème tour… out !

Finissons par Eric Campillo qui a fait une course superbe, évitant les grosses erreurs jusqu’au bout et justement récompensé par une 5ème place bien méritée !

# Eric Campillo (5ème)
Après le départ, Eric se retrouve juste devant Jonny à la chicane 2 (après que ce dernier soit partit en spin tout seul) et gagne 2 places de plus après que Darryn et Olivier soient partis danser ensemble à Lesmo !
Jonny repasse devant dès Ascari mais Eric profite aussi de l’accrochage entre JP et Taz.
T2 : quand Alef lance son attaque suicide sur Taz et Eric, seul Stéphane est affecté et Eric continue sa route.
T3 : Fauries passe Eric à Ascari et JP tente de faire de même à la parabolique.
T4 : JP se fait pressant derrière Eric… Il passe à Ascari, Eric est 7ème à ce stade de la course.
Eric repasse JP à la parabolique et Darryn s’est joint au groupe.
T5 : Darryn passe devant au freinage de la parabolique et Alef passe à l’aspi de la ligne droite. Eric est 6ème.
T6 & 7 : JP attaque de nouveaux à la parabolique mais Eric résiste puis il passe enfin à la chicane 1 mais comme il se loupe à la sortie, Eric repasse devant la Lotus.
T8 & 9 : JP attaque encore mais Eric résiste bien.
T10 : JP passe finalement à la chicane 1 et Alef avant la parabolique.
T14 : Olivier a rejoint Eric et le passe à Ascari alors qu’Eric sort large.
T15 : Eric repasse Olivier à l’aspi (Olivier était un poil plus vite au tour qu’Eric mais sa Tyrrell manquait de vitesse de pointe par rapport à la Ferrari ci-fait qu’il ne put jamais passer à l’aspiration malgrè plusieurs tentatives…).
T17 : Olivier attaque et passe (limite) à Ascari. Eric tente de repasser au freinage de la chicane 1 mais Olivier résiste.
T19 : Olivier s’est un peu détaché, Eric roule isolé.
T20 : Eric prend un tour à Darryn.
T25 : Eric repasse devant Olivier en vrac dans la chicane 1…
T32 : Olivier a rejoint Eric et l’attaque sans relache pendant les tours qui suivent… mais au 37ème tour, Eric a réussi à reprendre un peu d’avance.
T40 : Olivier part en spin à Ascari, Eric a de la marge.
T47 : Olivier est presque revenu dans la sillage d’Eric mais ce dernier gère bien la fin de course et fini devant la Tyrrel…

Voilà une course bien maitrisée de bout en bout avec pratiquement pas une erreur… Faut le faire !

Pour rédiger ces récits, j’ai passé pas mal de temps à visionner le replay dans tous les sens et je voudrais vous dire ici que cette course était vraiment superbe !
Par moment, on s’y croirait… Les ralentits dans les chicanes sont saisissant (Eric presque systématiquement en glisse au milieu de la première chicane… bravo !) et la mise en grille après le tour de formation est également un gros plus au niveau du « réalisme » de ce spectacle. J’ai essayé de regarder tout cela d’un oeil neuf et je dois vous dire que j’ai trouvé ça somptueux !
Il faut être conscient que nous avons là quelque chose d’unique et il faut que nous fassions quelques efforts afin de le préserver et de le faire grandir encore.

iRacing : saison 3 bientôt terminée…

La saison 3 (la première vraie saison complète à laquelle je peux participer) est presque terminée : c’est la dernière semaine en ce moment.

Je suis assez satisfait de mes résultats puisque j’arrive désormais à faire des « top 5 » aussi bien en road (courses sur circuit avec la monoplace Skip Barber) qu’en ovale. Pour le moment (car le classement évolue tous les jours), je suis 503ème au classement du championnat Skip Barber (sur 1690 classés) et 374ème dans le championnat Late (courses sur Ovales, sur 1518 classés).

Surtout, ce qui me fait plaisir, c’est que j’arrive désormais régulièrement à terminer mes courses sans aucun incident et donc j’accumule les points au niveau de mon Safety Rating : le passage en licence « C » (je suis en « D » actuellement) est largement assuré aussi bien en road qu’en oval. Bref, tout va bien sur ce plan et j’apprécie toujours autant ce logiciel et ses courses super disputées.

Du côté de mes participations aux championnats GP79 sur Rfactor, ça va pas mal non plus : les championnats FFSCA et Master Serie sont dans leurs dernières parties et je fait partie des cinq premiers dans les deux classements, ce qui est plutôt pas mal (mieux que ce que j’espérais en début de saison anyway…).

3 mois avec iRacing, le bilan

Aujourd’hui, ça fait pile trois mois que je suis inscrit à iRacing, ça vaut donc la peine de revenir dessus et faire un bilan déjà plus approfondi que mes précédents articles sur le sujet. Cette fois, je suis nettement plus négatif et cela s’explique facilement : avec le recul, les bons points restent positifs mais les défauts ont eu le temps de se montrer et c’est pour cela que ce bilan à trois mois va vous paraitre bien moins rose que mes autres revues sur iRacing.

Donc, commençons par le bon puisque je dois être plus critique : cette simulation est vraiment au-dessus du lot par la qualité et la finesse du comportement des voitures. Les vidéos comparatives qu’on trouve sur YouTube sont assez significatives de la fidélité des circuits reproduits, rien à dire de plus à ce niveau, c’est vraiment le top. Du coup, les utilisateurs commencent à être nombreux (entre 4000 et 6000 selon les sources) et ont voit quelques têtes d’affiches qui s’alignent plus ou moins régulièrement : Dale Earnhardt Jr mais aussi Jacques Villeneuve, entre autres (encore que, je n’ai pas eu l’occasion de les rencontrer/affronter lors des courses que j’ai disputé).

La qualité de la simulation vient aussi de l’absence de bug et de la stabilité online (très peu de déco pendant les courses et on peut revenir si ça arrive, c’est géré).

Le principal reproche que je ferais à iRacing aujourd’hui c’est que le service tarde un peu à évoluer alors que les lacunes les plus évidentes commencent à devenir pesantes : je pense en particulier à l’absence de drapeaux jaunes et bleus ainsi que de l’impossibilité d’enregistrer les replays. Certes, des nouveaux contenus (payants) sont disponibles régulièrement (comme le tracé de Sebring cette semaine) ou annoncé (comme la Lotus 79 ou le Truck Nascar) mais je préférerais tout de même que le coeur du service soit bouclé une bonne fois pour toute (surtout que les lacunes listées -il y en a d’autres mais celles-ci sont vraiment les plus criantes- paraissent comme quasiment déjà faites… Qu’est-ce qu’on attend donc ?).

Ensuite, même si le « safety rating » (SR) joue son rôle « d’amortisseur de comportement », il y a encore trop de cas où se retrouve dehors à cause d’un abruti qui se comporte comme tel. Finalement, sur ce plan, rien ne vaut l’auto-discipline stricte qu’on trouve dans le cadre des bonnes ligues (mais où, en revanche, on est rarement nombreux au départ des courses…). Là, il est difficile de l’imputer comme un défaut du système (encore que le fait de perdre des points de SR également quand on est victime et pas seulement quand on est victime est quand même difficile à digérer…), il s’avère que le besoin d’une surveillance humaine n’est pas rendue inutile pour autant.

Un autre point qui est frustrant, c’est que les saisons sont longues (12 semaines), les courses nombreuses et que la façon dont le classement s’établit n’est pas encore limpide. Sur ce plan, l’accès aux statistiques et la possibilité de les trier est encore largement améliorable.

Le nombre de participants aux courses est satisfaisant au niveau des licences basses mais c’est déjà plus délicat dès qu’on grimpe d’un étage (logique et la situation devrait s’améliorer avec le temps). Du coup, ça arrive de courrir dans un cadre non-officiel (les résultats de la course ne vont pas être comptabilisés dans le championnat de la série en cours) parce que le quota n’est pas atteint (c’est d’autant plus dommage que c’est justement dans des courses « off » que j’ai eu mes deux victoires !). Il y a donc des séries qui sont plus populaires que d’autres et on sent bien que certaines séries sont en « test » et ne survivront sans doute pas la prochaine saison…

Le point que je trouve le plus frustrant finalement, ce sont les voitures !

Dans celles qui sont disponibles, il y en a certaines que je n’aime vraiment pas et, pas de veine, c’est surtout dans les « routières » qu’elles se trouvent…

Inutile de revenir sur le cas de la Pontiac Solstice qui est vraiment une punition (quelle mauvaise idée d’obliger à commencer par ce veau !) mais le cas de la Formule Mazda mérite un examen -critique- : voilà une monoplace qui est bien plus rapide (et moderne) que la Skip Barber mais où le feeling est dramatiquement absent (au contraire de la Skip Barber qui est délicate à mener mais qui « envoi » un feedback intense de façon permanente, un vrai régal !). Cette voiture offre bien trop d’appuis et présente des réactions trop vives pour que je puisse prendre le moindre plaisir à son volant. Pas de chance, la série en licence C se courre sur cette voiture alors que je pense que ce serait 10 fois mieux d’utiliser la Radical (un petit proto moderne mais qui lui présente un bon feeling).

Bref, quand je vais être promu en licence C (pour le volet routier), je pense que je vais continuer en Skip Barber parce que la Mazda est trop décevante. Là aussi, dommage qu’on ne puisse pas revendre les voitures achetées sur un « aftermarket », ce serait une démarche intelligente pour iRacing même si, dans un premier temps, cela occasionnerait une légère perte de revenus.

Du coup, pour le moment, iRacing est surtout un paradis pour ceux qui adorent les courses sur ovales (et c’est pas mal non plus, croyez-moi !). Donc, plutôt orienté public américain qu’européen. Je pense que ça va évoluer dans le futur car iRacing ne peut se contenter de cette niche. Le développement sérieux du volet « routier » se fera sans doute plus tard, une fois l’anchrage sur le marché domestique (US) bien assuré.

D’ailleurs, à ma grande surprise, j’ai de bien meilleurs résultats dans les courses sur ovales (avec le modèle « Late ») que sur circuits routier (avec la Skip Barber où j’ai encore du mal à entrer dans le top 5 régulièrement).

Un autre point gênant concerne les commandes. Le volant (j’ai un G25 Logitech) à retour de forces est géré de façon spectaculaire (même si mon SimCom n’est pas encore reconnu -Frex y travaille-, le feedback est extraordinaire) mais on ne peut pas en dire autant du pédalier… Il y a un gros problème au niveau de la pédale de freins qui 1) est bien trop sensible 2) pas réglable !

Et, comme si ça suffisait pas, il faut recalibrer le pédalier avant chaque session pour avoir un rendu potable. C’est super-frustrant et on se demande pourquoi il laisse cela en l’état alors qu’il suffirait d’ajouter une sensibilité réglable en % pour corriger ce défaut…

Le dernier point critiquable concerne l’ambiance globale : c’est vrai que c’est assez froid par rapport à ce qu’on trouve dans une ligue où tout le monde se connait plus ou moins. Les courses ont lieu et, le plus souvent, tout le monde se barre sans un mot après, sauf si c’est pour s’engueuler suite à un accrochage. Là aussi, ça va sans doute changer (en mieux) quand un cadre sera mis en place pour les ligues et clubs « privés » mais, pour le moment, c’est encore trop sur un mode « compétition/consommation ».

Voilà mon bilan subjectif et incomplet après 3 mois d’utilisation. En le relisant, je m’aperçois que ça parait vraiment sombre… N’allez pas en déduire que je reviens sur mes premiers jugements et que, tous comptes fait, iRacing n’est qu’une grosse arnarque !

Je le redis encore : cette simulation est -selon moi- au-dessus du lot sur bien des points (les plus importants, toujours selon moi). Les courses sont nombreuses et très disputées et le logiciel est très stable. Avec le temps, tout cela ne peut que se bonifier et je suis heureux de faire partie des pionniers.

Drôle de soirée à Hockenheim !

Hier soir, reprise du championnat Master Serie, GP79 sous Rfactor avec des courses qui représentent un vrai challenge : 100% de distance, 100% de dégats !

Nous n’étions que quinze au départ mais pour des épreuves aussi difficiles, c’est déjà beau d’arriver à attirer un plateau de qualité et c’est à Guillaume Siebert (surnommé « Bernie »… devinez pourquoi !) qu’on doit cette perf. Je fréquente assez le petit monde du simracing pour apprécier la performance à sa juste mesure.

En plus d’organiser ce très beau championnat, Guillaume est un pilote rapide et sûr : hier soir, il signa la pôle position mais n’en profita pas… Mortifié par son erreur au départ (il avait oublié de programmer le tour de formation et, du coup, le départ surpris tout le monde !), il s’est déconcentré et ne pu franchir la première chicane.

Car c’est là la première des conditions pour réussir dans ces courses : rester concentré sur son pilotage de la première à la dernière seconde. Il y a d’autres conditions (comme ne rien oublier dans la préparation de sa voiture : ni la quantité de carburant nécessaire -à condition de l’avoir calculé !- ni de régler les ouvertures -radiateur et freins- pour que le refroidissement permette à la voiture d’aller au bout) mais celle-ci, c’est vraiment la plus dure.

C’est pour cette raison que je suis particulièrement satisfait de ma course d’hier soir : alors que je déteste ce tracé, j’ai réussi à me maintenir à la 3ème place à 4 tours de l’arrivée. Un beau podium alors ?

Hélas non : un pb réseau m’a déconnecté à ce moment-là alors que je commençais à savourer ce résultat bien mérité (c’est comme ça, les déconnection font partie des aléas contre lesquels on ne peut rien). Mais ma légitime déception était très atténuée par le fait que j’étais vraiment satisfait par mon comportement tout au long de ces 41 tours (la course en faisait 45) : pas une seule erreur, rien à me reprocher !

C’est l’objectif que je me fixe avant chaque départ mais c’est rare que j’y arrive. C’est pour cela que j’étais particulièrement satisfait. La bonne attitude sur le plan mental (concentré, déterminé et assuré dans ses gestes) est plus difficile à obtenir qu’il n’y parait car vous êtes sous pression pendant chaque instant…

Ainsi, hier soir, j’ai passé le premier quart de la course à lutter avec Johnny Martens. C’était une lutte à distance, chacun avec un oeil sur l’écart… J’adore ce type de bagarre car le mental y joue un grand rôle. Cela fait désormais plus d’un an que je cours avec Johnny dans les championnats GP79 et je sais combien il peut être « vite » et c’est donc une grande satisfaction de pouvoir lui résister. Finalement, il abima sa voiture et ne représenta plus une menace (mais il parvint à terminer sa course).

C’est la loi de ce type d’épreuve : il faut être rapide pour avoir sa chance de figurer parmi les mieux classés mais c’est tout de même moins important que d’être fiable et d’être capable de terminer.

Pour cela, il faut être capable de laisser filer les plus rapides pendant les premiers « chapitres » de la course, il suffit d’être encore là pendant la conclusion pour être systématiquement bien classé. C’est pour cela que je n’étais pas inquiet de ma médiocre qualification (seulement 9ème temps sur 15, même en ayant amélioré mon meilleur chrono sur ce circuit) car j’étais très content de ma voiture en conditions courses (réservoir plein et pneus tendres).

Garder sa concentration est primordiale, même quand l’imprévu s’en mêle. Et c’est ce qui est arrivé à mon coéquiper Stéphane Fauries (Taz). Taz a été très surpris par le vrai-faux départ et a laissé filer pleins de concurrents pendant le premier tour, croyant encore qu’il s’agissait seulement du tour de formation… Une fois qu’il eu réalisé sa méprise, c’était trop tard : position et concentration envolée, il ne lui fallu que quelques tours pour achever de gâcher sa soirée en se sortant.

Pourtant, Taz est bien plus rapide que moi : même sans entrainement, même avec un setup bancal, il arrive toujours à signer des meilleurs chronos que moi lors des essais.

Je sais aussi que Stéphane Lebourhis est également bien plus véloce, j’ai pu m’en rendre compte à de nombreuses reprises mais, hier soir, cela ne lui a pas servi (éliminé mais je ne sais pas encore pourquoi). Cela a bien profité à son frère Alexandre qui signa ainsi sa première victoire parmi nous au volant de la seule Renault RS11 en course hier soir (mais je pense que si Othmane avait été présent, il aurait atomisé tout le plateau…).

Bravo à Franck Labédan qui a réussi à terminer (et qui a récupéré ma 3ème place du coup). Je suis particulièrement heureux de voir que Franck a trouvé le moyen de boucler une épreuve complète car c’est un vrai challenge, quelle que soit votre place à l’arrivée et je souhaite que Thierry Cassagne y parvienne lui aussi très vite.

Nous participons à ces courses pour ces moments-là : une intense satisfaction d’avoir réussi « quelque chose ». Et, croyez-moi, quand vous parvenez à maitriser ces voitures pendant 1H30 (tout en se bagarrant avec les autres), vous ressentez une gratification qui vous paye largement des efforts consentis.

Le SimRacing peut être aussi intense que la vraie course, j’en témoigne !

Les aspects négatifs de iRacing

Je suis devenu un fan d’iRacing depuis fin juin 2008. Mais l’irruption de cette nouvelle simulation de course auto ne fait pas que des heureux… Les critiques sont très vives sur les forums francophones !

Je me propose ici de récapituler la plupart des aspects objectivement négatifs de cette solution afin que les hésitants puissent se faire une idée en connaissance de cause…

Il ne s’agit pas ici de se répandre en imprécations furieuses comme je l’ai trop souvent lu sur des forums (et, le plus souvent, de la part d’excités qui n’avaient même pas testé iRacing…) mais plutôt de faire la part des choses afin que le débat se déroule sur de bonnes bases.

Mais, avant cela, un petit rappel est utile :

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iRacing est la nouvelle simulation de course automobile qui fait son entrée sur le marché cet été (beta-test depuis mars 2008, lancement officiel le 26/08/2008).

Cette fois, il ne s’agit pas d’un simple jeu vidéo plus sophistiqué et plus délicat à piloter que GTA ou autre, il s’agit d’une vraie simulation reprenant fidèlement le tracé des vrais circuits et modélisant des vrais voitures.

Mais l’originalité de iRacing vient du fait que cette simulation s’accompagne d’un environnement de compétition inédit avec des licences et des points de sécurité en plus des classiques championnats online. On peut dire qu’il s’agit de la première tentative sérieuse de reproduire la plupart des facettes de la course autombile à travers une application Internet.

Voir à http://en.wikipedia.org/wiki/IRacing

Et ce lancement n’est pas une tentative timide d’une start-up sans référence : il s’agit du retour de Dave Kammer (le créateur de Grand Prix Legend et de Nascar 2003) qui a réussi a rassembler les grands moyens pour cette nouvelle aventure !

L’investissement dans iRacing se monterait à plusieurs dizaines de millions de Dollars…

Ce retour de Kammer dans l’arène de la simulation se fait en proposant un business-modèle inédit dans ce secteur : la location au mois plutôt que l’achat « sec » du logiciel. Cette formule est bien connue dans de nombreux secteurs du jeux vidéo (avec des succès mondiaux comme World of Warcraft) mais n’avait pas encore été essayé sur des applications de simulations sportives.

L’accueil d’iRacing a été très bon alors que l’accès est encore réservé à quelques « invités ». On peut prévoir que le succès sera massif dès que le service ouvrira ses portes au « grand public ». Le succès médiatique de iRacing est déjà en cours puisque des grands noms du sport auto US s’affichent déjà comme des pratiquants enthousiastes.

Le succès public va suivre logiquement car iRacing n’est pas qu’un logiciel, c’est un environnement de compétitions qui n’a pas son équivalent.

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Voilà pour le rappel du contexte.

Maintenant, voyons les aspects négatifs car il y en a…

1- tout est en anglais

L’interface de iRacing est entièrement en anglais. La documentation pratique est maigre alors que le « sporting code » (les règles du jeu en quelques sortes…) est un document PDF assez conséquent, le tout en anglais. Il est douteux que tout cela soit traduit rapidement dans les différentes langues des marchés visés (ça n’est pas annoncé sur le forum officiel, canal officiel d’informations et d’échanges entre iRacing et ses clients).

Moi, ça ne me gêne pas (que tout soit en anglais) mais je comprend que ça peut en rebuter quelques-uns…

Cette question de l’anglais n’est pas anecdotique : l’audience de iRacing est très internationale et l’anglais y est la langue naturelle… Si vous n’êtes pas capable de vous exprimer en anglais, comment allez-vous converser avec les autres pilotes ?

2- on paye au mois

La possibilité d’utiliser iRacing est lié au paiement d’un abonnement mensuel. Arrêtez de payer et vous n’avez plus accès au logiciel, point !

C’est très différent d’acheter un programme sur CD/DVD (ou à télécharger) une fois de l’installer et de s’en servir comme bon vous semble et quand vous voulez…

Aujourd’hui, l’abonnement mensuel est à $13 (soit moins de 10 euros ou encore moins selon les fluctuations du cours des monnaies) mais rien ne garantit que cela ne va pas augmenter à l’avenir (ne serait-ce que si le $ remonte…). 

C’est clair que ce n’est pas le même prix qu’un achat « sec » une seule fois et là, c’est surtout la perception du prix qui va jouer… Ceci dit, cet abonnement peut aussi baisser ou rester stable, il est difficile de s’avancer sur ce domaine.

Tout ce qu’on peut en dire, c’est que ce mode de paiment est déjà l’oeuvre dans de nombreux jeux en ligne dit « massivement multi-joueurs » comme World of Warcraft ou d’autres. Ces applications ont tout intérêt à faire croitre leur base de joueurs (et donc ne s’amusent pas trop à « jouer sur le prix de l’abonnement ») puisqu’on est là dans un mécanisme typique de réseau social => le monde appelle le monde, plus il y a de joueurs actifs et plus il y en aura. La masse d’abonnés représente la meilleure forme de « contenu » qui soit : c’est la garantie que vous allez trouver des adversaires de votre niveau pour la course que vous avez choisi…

A ce niveau, la masse fait toute la différence et c’est, in fine, bien cela qu’on « achête » : le droit de rejoindre une communauté dense et diversifiée.

3- il faut acheter les voitures & circuits supplémentaires

Non seulement il faut payer tous les mois mais, en plus, il faut aussi systématiquement payer si on veut élargir le package de base « voitures/circuits » !

En effet, vous ne disposez au départ que de deux voitures (une pour les épreuves sur circuits routiers et une autre pour les courses sur circuits ovals) et de quatre circuits.

Si vous obtenez votre licence de niveau « D » (le niveau juste après le stade « rookie ») et que vous voulez disputer le championnat qui se courre avec les petites monoplaces Skip Barber, il faut alors acheter la voiture ($15) et les circuits nécessaires (de $15 à $20 selon les tracés).

Ce côté « il faut passer encore et encore au tiroir-caisse » est assez déplaisant. Que ce soit sur le principe ou parce qu’on trouve que les circuits/voitures sont chers, c’est clairement un des aspects répulsifs d’iRacing.

4- le système de « security rating » peut être frustrant…

Pour progresser, il faut une bonne connaissance et compréhension du fonctionnement du système de points qui gouverne le « security rating » (ce ratio est déterminant pour l’obtention des licences permettant de s’aligner dans les différents championnats organisés par FIRST, l’organisme sportif mis en place par iRacing).

En effet, l’environnement de compétition qui est proposé (et qui est le seul moyen d’utiliser effectivement cette simulation) peut apparaitre comme complexe, rigide et générateur de frustration s’il n’est pas présenté et expliqué de manière adéquate.

Le principe du SR (« security rating », votre « note de sécurité ») est bon mais son application peut parfois être frustrante : si vous êtes percuté par un concurrent lors d’une course, vous allez perdre 4 points sur votre SR comme lui… Alors que vous estimez légitimement que vous n’y êtes pour rien puisque la faute revient logiquement à celui qui vous a touché !

Certes mais c’est déjà difficile à juger pour des juges humains alors imaginez la complexité pour un logiciel… Les concepteurs d’iRacing ont donc opté pour un principe de sévérité maximum.

A long terme, je pense effectivement que c’est un bon calcul mais, certaines fois, ça peut être terriblement frustrant !

Une anecdote pour illustrer cela : ce mardi, je disputais une course dans le cadre du championnat Skip Barber. Les choses se présentaient plutôt bien puisque j’étais 3ème au moment d’entamer le dernier tour. Derrière moi, une meute de pilotes a réussi à me recoller et le finish va être serré… à deux virages de la fin, je suis poussé hors de la piste !

Je repars tout de même pour terminer 6ème (première frustration : je manque le podium) mais, en plus, j’ai perdu 7 points à mon SR (seconde frustration : je suis puni alors que pas fautif, selon moi…) : 4 points de contact, 2 points de perte de contrôle et un point pour le hors piste… Difficile de faire pire.

L’australien qui m’a poussé s’est excusé ensuite via la messagerie du forum mais voilà une illustration de ce qui peut arriver. Si vous n’êtes pas prêt pour ce genre de situation, c’est que vous n’êtes pas prêt pour la bagarre en paquet, tout simplement…

6- modding impossible

C’est affiché clairement par les concepteur d’iRacing : pas de modding avec eux !

Les concepteurs ont le parti-pris de tout maitriser eux-mêmes : modélisation au laser des tracés (uniquement des tracés réels et dans leur configuration actuelle) et modélisation fidèle des voitures après accord et licence avec les constructeurs.

Cela veut dire que iRacing ne va pas profiter des formidables ressources de la communauté très active des moddeurs et c’est bien dommage…

7- choix voitures/circuits limités

Du coup, de part le choix d’interdire le modding, le choix des voitures/circuits est forcément limité. Pas question de pouvoir rouler sur une circuit qui n’existe plus.

Oubliez l’idée de rouler avec une Porsche GT3 tant que les concepteurs d’iRacing n’auront pas signer un accord avec Porsche et scanner la voiture sous toutes les coutures.

8- système de licence contraignant

Le système de licence et de security rating en place est un principe vertueux mais aussi bien contraignant… N’imaginez pas pouvoir débuter dans iRacing et pouvoir d’entrée de jeu disputer le championnat de votre avec la voiture qui vous plait le plus (même si vous l’avez acheté !) : il faut d’abord sortir du statut « rookie » (débutant), faire ses classes et faire ses preuves pour accéder aux vraies licences et pouvoir participer aux championnats avec les meilleurs.

C’est vrai que l’investissement de départ (non financier cette fois) est important et la pente à grimper peut sembler rude à quelques-uns, inutile pour la plupart qui sont déjà rompus à la compétition online avec des palmarès éloquents mais il n’y a pas de court-circuit possible : vous commencez comme Rookie et vous le rester tant que votre SR ne progresse pas nettement (et c’est pas si facile, vous allez vous en apercevoir…).

9- logiciel non-achevé

Dernier point noir : iRacing n’est pas -encore- une solution totalement achevée.

Le logiciel fonctionne bien (mais il est exigeant en ressources, prévoir obligatoirement un PC de bon niveau…), les bugs sont plutôt rares mais les lacunes sont bien là : les drapeaux jaunes ne sont pas gérés, les replays ne s’enregistrent pas, les chronos partiels ne s’affichent pas et ainsi de suite… La liste est longue et elle peut être choquante !

Espérons que la version qui sera mise en ligne pour l’ouverture officielle du 26 août (c’est bientôt !) comblera tout ou partie de cette litanie car, sinon, la démarche serait un peu légère…

J’aurais également pu ajouter que les contacts humains sont moins favorisés que dans le ligues (et c’est vrai que, pour le moment, c’est moins chaleureux) mais là aussi, il y a le potentiel pour que ça soit aussi bien sinon mieux quand dans les ligues le jour où les fonctions de type réseaux sociaux seront plus et mieux développées…

Voilà, j’ai récapitulé les principaux points noirs de la solution proposée actuellement par iRacing. Mais, il faut garder en tête qu’il ne s’agit pas d’une solution comparable point par point à Rfactor (car alors, Rfactor gagne sur de nombreux tableaux) mais bien d’une approche radicalement différente et où les « défauts » deviennent plus ou moins les contreparties incontournables des choix effectués.

En effet, c’est parce que le SR est contraignant et va être frustrant qu’on va faire particulièrement attention à son comportement en piste !

Le modding est banni mais c’est ainsi que le fonctionnement va être maitrisé et ainsi de suite.

iRacing ne prétend pas devenir tout pour tout le monde mais va sans doute devenir l’environnement de compétition online prédominant si des évolutions souhaitables voient le jour rapidement :

– il faudrait que les voitures/circuits supplémentaires puissent être revendus sur une « marketplace » =>  cela permettrait d’atténuer le coût d’acquisition et cela permettrait certaines formes de sponsoring

– il faut que les lacunes soient comblées et que le rythme d’évolution de la solution ne faiblisse pas => c’est la contrepartie légitime au principe de la location par rapport à la vente « une fois ».

Sur ce dernier point, on a vu dans le domaine de l’informatique une évolution comparable : la vente de licence de logiciels est en train de se restreindre au profit de la location de solutions online, prêtes à l’emploi sans installation. En effet, on a constaté que les éditeurs étaient plus motivé à vous vendre la prochaine release de leur logiciel que de corriger et de faire évoluer celle qu’ils vous ont déjà vendu…

La proposition de valeur est inversée dans le cas de la location : il s’agit alors de vous garder fidèle et seule des évolutions régulières (et allant dans le bon sens) y contribuent.

Quelques adresses utiles pour iRacing

Pour vous aider à mieux comprendre iRacing et à progresser dans cette compétition, voici quelques adresses utiles…

Tout d’abord, la fiche wikipedia décrivant cette simulation et son environnement à http://en.wikipedia.org/wiki/IRacing

Je recommande également chaudement l’édition de juin de AutoSimSport (à http://www.autosimsport.net/index.php, attention, choisir le Volume 4, Issue 3-18.Jun.2008), un pdf tout en anglais mais bourré d’articles formidables sur iRacing

Le principal forum sur le sujet (en anglais of course… Le forum présent sur iRacing est également très actif mais uniquement réservé aux membres) à http://forum.racesimcentral.com/forumdisplay.php?f=1503

Il y a aussi des forums francophones comme celui de la FFSCA à http://forum.ffsca.org/forumdisplay.php?f=199 et celui de RacingFR à http://www.racingfr.com/forum/index.php?showforum=382

Pour trouver des réglages (setups), on peut aller à http://www.iracing-france.com/forum/ (en français) et à http://www.sim-chassis.com/index.php (en anglais mais plus complet).

Rfactor vs iRacing : comparaison n’est pas raison !

Inutile d’en rajouter sur iRacing, on aime ou pas, c’est une affaire de feeling comme toujours avec ce genre de logiciel ou la demande d’abstraction est élevée (en clair, on vous demande de « ressentir » quelque chose alors que peu de sens sont mis dans la boucle à part la vue, l’ouie et le volant avec FFB dans le meilleur des cas… On loin du torrent de sensations qu’on reçoit « en vrai » et même le SimCom Motion reste pauvre comparé aux tremblements-grondements-vibrations d’une vraie voiture de course… Et, en plus, le SCM n’est pas -encore- reconnu par iRacing !).

Bref, face à cette demande de mise en condition par le biais du mental, chacun va faire plus ou moins de chemin selon la façon dont il apprécie ce qu’envoi le logiciel… Et, en gros, ça va surtout dépendre si le logiciel répond en phase avec votre attente (là, je met une roue sur le vibreur… donc, il devrait se passer cela… Si ça le fait comme on pense que ça doit le faire, c’est super, si ça le fait pas tout à fait comme on s’y attendait, c’est la déception et la frustration…).

Avec certains logiciels (GTR2 pour moi), le chemin est court et ressemble à une impasse. Sur d’autres (Rfactor et iRacing pour moi), le chemin est plus long et les sensations plus intenses. Cependant, le chemin que me permet de parcourir rFactor ne ressemble pas tout à fait à celui que je perçois avec iRacing sans pouvoir vraiment dire que l’un va plus loin que l’autre.

Et n’oublions pas qu’il s’agit là toujours d’un cheminement personnel qui ne peut être tout à fait partagé par deux individus, même avec des trajectoires et des expériences propres, j’ai pu voir de nombreuses fois que le ressenti pouvait différer largement.

Ceux qui viennent me voir chez moi pour essayer mon SCM (prenez des tickets !) me permettent de constater ces variations qui se reproduisent toujours.

Dernièrement, j’ai eu une preuve supplémentaire qu’il était vain d’argumenter en ce domaine avec le feedback sur iRacing que m’a envoyé (par email) Stéphane Lebourhis. Stéphane (qui est un fin pilote et un observateur raisonnable de ce petit monde) n’est pas emballé par iRacing et en particulier par les sensations du FFB de ce logiciel. Alors que, justement, je trouve que c’est là l’un des gros points forts d’iRacing (et, au vu des forums, je ne suis pas le seul à penser cela…). Comme quoi, tout est vraiment affaire de sensations per-so-nelles, point.

En revanche, là où la différence est nette et incontestable entre Rfactor et iRacing c’est dans le mode des courses… La vraie innovation apportée par iRacing réside justement dans le mode d’organisation et d’encadrement des courses. On apprécie cet encadrement ou pas, on pense que ça vaut le prix ou pas mais la vraie différence est bien là (selon moi).

Sur Rfactor, sans les ligues, les possibilités de courrir sont assez limitées puisque le lobby n’offre aucun encadrement. Une utilisation approfondie de Rfactor est donc inséparable de l’adhésion à une (ou plusieurs) ligue. Mais la fréquence des courses est forcément moindre que ce qu’offre iRacing et, pour moi, le fossé est creusé.

Je vais continuer les championnats GP79 que j’ai entamé à la FFSCA et dans le Master Serie de Guillaume parce que j’aime aller au bout des choses mais je ne suis pas certain d’aller au-delà… Alors que je suis quasi-sûr d’être accroché à iRacing pour de longues années.

Pour finir, je voudrais revenir sur une expérience récente que je trouve significative…

Comme beaucoup, j’ai été séduit par le mod Historix GT (le portage de GTL sous Rfactor pour faire court) qui présente des qualités vraiment importantes et bien au-dessus de nombreux mod (et je commence à savoir que de quoi je parle depuis que je me suis un peu impliqué dans le modding avec la F312B… à propos de ce projet, une prochaine version va bientôt voir le jour puisque le fameux Niels de Historix est en train de réviser les physiques de cette voiture !). 

Par exemple, le FFB de ce mod est vraiment formidable, sans doute le meilleur à ce jour sour Rfactor.

Pourtant, même ce mod présente de sérieuses lacunes sur certains points importants : je me suis rendu compte que la Porsche 906 décollait vraiment haut sur la bosse des hunaudières juste avant le freinage de Mulsannes (vous l’aviez compris, il s’agit du circuit du Mans dans sa version 79 par VirtuaLM)… Mais, comme la voiture retombait pile sur le nez, la reprise de contrôle à « l’aterrissage » était du domaine de la loterie…

J’ai trouvé la solution en retirant complétement l’appui aérodynamique procuré par les flaps avants (facile à faire en modifiant le fichier .hdv). Ainsi, la 906 sautait bien à plat et le contrôle à l’aterrissage ne pose plus de problème.

J’ai discuté (par chat) de ce point particulier avec Niels qui m’a avoué que la stabilité aérodynamique des voitures n’était pas achevé sur ce mod (et pas de nouvelle release prévue pour corriger cette lacune).

De plus, Niels est assez critique sur la modélisation du circuit du Mans par VirtuaLM (cette fameuse bosse ne devrait pas être aussi accentuée d’après lui).

Tout cela pour dire que même sur des « produits de la communauté » aussi aboutis et acclamés que le mod Historix GT et le circuit du Mans par VirtuaLM, on trouve encore des lacunes importantes de cet ordre…

Mon avis sur iRacing, nouvelle offre de Sim Racing…

Cette nouvelle simulation était attendue avec beaucoup d’intérêt par le petit monde du Sim Racing car ses concepteurs sont issus des équipes de feu Papyrus, l’éditeur de Grand Prix Legend et de Nascar Racing (entre autres). A découvrir à http://www.iracing.com 

Depuis le lancement du premier round d’invitations sur iRacing (j’ai reçu la mienne le 25 juin), j’ai été surpris de voir la teneur du retour sur les forums français : des avis très tranché sur celui de la FFSCA et quasiment rien sur celui de GTRO !

J’ai aussi pu constater que ceux qui sont les plus virulents sont aussi ceux qui n’ont PAS testé : ils se refusent à franchir le pas à cause de la formule d’abonnement qui leur parait excessif (c’est leur droit) et, ensuite, ils veulent justifier leur décision en disant que « c’est de la merde »… Bizarre ou logique ?

Bref, je vais essayer de vous donner un retour objectif en dehors des questions de coûts qui, c’est vrai, peuvent susciter des débats.

Abordons tout de suite la question du comportement des voitures : c’est tout simplement ce qu’il y a de mieux actuellement, selon moi.

Le feeling est incroyable, la précision est bien là, la réaction immédiate et on « sent » que c’est correct. Les circuits sont bien réalisés aussi même s’il est difficile de se rendre compte si telle bosse est bien au bon endroit (et ça, on s’en fiche un peu).

Ce qui pêche, c’est que les voitures de base ne sont pas très excitantes… Surtout pour ce qui est la Pontiac Solstice (qui la voiture avec laquelle vous débuter votre « carrière » en road racing). Pourtant, quand vous passez au volant de la Skip Barber (une monoplace « école ») qui n’est pas puissante et qui n’a pas d’appui, tout change !

Vous mettez vraiment un pied dans le monde des monoplaces : des voitures précises, exigeantes, vives et qui pardonnent peu… Là, l’excitation monte tout de suite !

Vous allez dire que j’exagère mais on s’y croirait. Et encore : pour le moment mon SimCom Motion n’est pas encore reconnu par iRacing… Qu’est-ce que cela va être quand ça sera le cas ?

Même sans mon « baquet qui bouge », je n’ai pas le « mal de mer » que je ressens que avec Rfactor au bout de quelques tours si j’ai débranché mon SimCom tellement le niveau de concentration nécessaire est élevé…

Ensuite, iRacing innove par sa formule d’encadrement des courses et d’attribution des licences. Tout cela tourne autour du « security rating ». En clair, vous avez dès le départ deux licences : une pour les courses sur ovals et une autre pour les courses sur routes. Bien entendu, vous commencez en bas de l’échelle : rookie pour les deux !

Pour grimper, il faut gagner des points sur votre « security rating » en participant à des courses et à des « time trial » (épreuves chronométrées). Mais on peut aussi *perdre* des points lors de ces épreuves !

C’est là où est l’astuce : soit vous boucler vos courses sans incident, soit votre progression vers le prochain niveau de licence va être long…

Et les championnats les plus intéressants sont évidemment réservés à ceux qui ont fait leurs preuves lors de ces épreuves pour rookies. Donc, on se retrouve dans une situation d’auto-contrôle qui est une alternative intéressante au code de discipline instauré par les ligues (et je pense même que les ligues sont nées à cause de la nécessité de mettre en place ce code de conduite et de la faire respecter).

Tout d’un coup, c’est comme si le lobby n’était plus pollué par les bourrins !

Les critiques les plus fréquentes sur iRacing se résument à « c’est trop américain » et « c’est juste une réutilisation de Nascar Racing 2003″… A mon avis, c’est un peu court !

Tout d’abord, c’est vrai qu’il y a beaucoup de circuits américains qui sont proposés, et alors ?

Des pistes comme Laguna Seca, Road America ou Daytona, c’est pas des tracés valables, grandioses même ?

Il y aura des contenus européens, ça viendra mais le choix de circuits est déjà assez varié je trouve.

L’autre critique porte sur l’orientation « courses sur ovals »… Il flotte là un relent de « les courses sur ovals, c’est bon pour les bourrins qui ne savent ni freiner ni piloter… le vrai pilotage, c’est sur circuit routier, point ! ». Objection votre honneur : je suis plutôt un pilote de routier mais je me suis toujours aperçu que performer sur les ovals était loin d’être simple… Alors, pensez que c’est « une voie de garage pour les pilotes ratés », vous m’excuserez mais c’est risible !

J’ai participé à une dizaine de courses avec les « Legends cars » sur des ovals courts et je peux vous assurez que c’est terriblement prenant… Et mes médiocres résultats (un seul top 5) prouvent que non, ce n’est pas facile.

Ceci dit, tout n’est pas super positif au royaume de iRacing, il y a des points noirs et j’en vois au moins deux gros :

1- le mécanisme de « security rating » est super en théorie mais pas encore parfait en pratique… En effet, vous perdez des points même si vous êtes la *victime* d’un accrochage : vous êtes percuté par l’arrière mais ça compte pareil !

C’est comme si on était puni deux fois : votre course est ruinée par un pilote qui ne maitrise pas son freinage ou sa ligne ET vous perdez des points par la même occasion… Super frustrant !

Je sais bien qu’il faut être deux pour s’accrocher mais tout de même, c’est dur à avaler. Du coup, on se retrouve à faire des efforts démesurés pour être sûr de n’être touché par personne… Je pense que le mécanisme doit être amendé et je doute qu’il soit définitif dans sa forme actuelle.

2- le programme est gourmand en ressources systèmes… Toute l’interface utilisateur repose sur un navigateur web (une bonne idée d’ailleurs) qui lance le programme permettant de se retrouver sur piste. Mais ce dernier est très exigeant et les FPS sont rares. Tellement rare que dans certains cas que ça en devient carrément injouable !

Je viens juste de changer de PC et c’est iRacing qui ma poussé à le faire… Si on ajoute que tout, absolument tout est en anglais et seulement en anglais (moi, ça ne me gêne pas du tout mais je peux comprendre que ça en rebute), ça fait quand même quelques obstacles à franchir… Faut déjà être motivé !

Et comme en plus il n’y pas de démo possible (zéro), que tout se passe online (zéro offline, même quand on est seul), ça commence à faire beaucoup.

Donc oui, objectivement je comprend qu’on puisse être dubitatif face à cette offre qui est très atypique : innovante, très encadrée, avec une approche restrictive et un mode de paiement aussi inhabituel (dans notre petit monde du Sim Racing… ailleurs, dans les grands jeux multi-utilisateurs, il y a longtemps que c’est ainsi).

Pourtant, je constate que les retours sur le forum de RSC sont majoritairement positifs (pour ne pas dire élogieux) et que les avis sur le forum propre à iRacing (il y en a un mais il est réservé aux inscrits) sont de la même teneur. Ceux qui ont essayé ont adopté et sont devenus accros (avec des exceptions, des testeurs comme Guillaume Siebert ont passé leur chemin…).

Pour moi, c’est clair que je suis désormais du côté des accros et pour plein de raisons :

– je crois à la pertinence du principe du security rating (même s’il est perfectible)

– j’aime le comportement des voitures (même si les voitures ne sont pas très excitante a priori)

– j’aime le fait de pouvoir courrir souvent (en ligue, on doit s’entrainer beaucoup mais on court rarement finalement… là, c’est une course toutes les deux heures !)

Je suis persuadé que cette formule a un énorme potentiel et que iRacing est en train de changer le mode de fonctionnement du Sim Racing. Cela ne veut pas dire que tout va changer brutalement, il faudra du temps bien sûr.

Mais je vois à l’avenir deux formules :

– une simulation très ouverte, conçu pour le modding et les ligues… et c’est Rfactor.

– une simulation très fermée, conçu pour l’organisation de courses en continue et avec un code sportif bien défini… et c’est iRacing.

Bien entendu, tout cela n’est que mon avis in fine. D’aucuns peuvent rigoler en pensant « sacré Alain, il sait plus comment claquer son fric, voilà qu’il se fait avoir avec cette daube d’Iracketing »… Riez messieurs, moi j’y retourne !