Je l’avais mentionné ici et le fait est que Le Mans Ultimate (LMU) ne diffuse pas les canaux ABS et TC dans son flux de télémétrie. Du coup, si vous avez un pédalier équipé de moteurs haptiques (afin de sentir les frémissements dans les pédales quand l’ABS se déclenche ou quand le Traction Control -TC- se met en action), LMU ne vous permet pas de bénéficier de ce retour d’informations… Ah, dommage et frustrant !
On va me dire « tu as des soucis de riches ! »… Oui et alors ?
Je passe du temps (et oui, de l’argent) à tenter d’améliorer mon simulateur et je suis déçu quand c’est une des simulations que j’utilise qui n’est pas à la hauteur su tel ou tel point précis. Ne me demandez pas pourquoi les développeurs de LMU ont été chiches sur ces canaux de la télémétrie mais rappelons-nous que LMU est encore en « early access »…
Bref, je m’étais fait une raison et donnais encore ma préférence à Automobilista 2 (AMS2) qui lui alimente bien ces canaux et permet de tout ressentir, bravo à Reiza.
Mais, voilà qu’un certain Kostas Melistas propose une astuce de contournement sur Discord : en utilisant Simpro Manager, on retrouve les effets haptiques sur LMU !
Alors, par quel miracle ?
Simple, Simpro Manager n’est pas plus malin que SimHub mais les développeurs de Simagic ont décidé de « simuler » ces effets en l’absence des vrais données dans le frux de télémétrie. Comment ont-ils fait ?
Eh bien, ils ne m’ont pas donné leur recette mais je suppose qu’ils surveillent les autres canaux de flux et en déduise les amorces de blocages ou de patinage des roues en fonctions de l’ensemble des données de télémétrie… malin.
Et sur la piste, ça fonctionne comment ?
Très bien en fait, on reçoit les infos pertinentes pile au bon moment dans les pédales et ça permet de renforcer encore l’immersion (comme sur AMS2 en fait). Et c’est difficile à configurer ?
Même pas. Voici quelques photos d’écrans (publiés par Kostas) pour illustrer ce qu’il faut faire :
Je recommande tout même deux choses : tout d’abord, n’hésitez pas à montez l’intensité à 75% voire plus. Ensuite, pensez à désactiver ces effets dans SimHub pour le profil LMU afin d’éviter d’éventuels conflits…
Bon, cela oblige à ajouter Simpro manager en plus de SimHub et de Crew Chief et on peut penser que ça commence à faire beaucoup… Certes mais c’est ainsi : nous ne pouvons espérer que les simulations fassent tout toutes seules : gérer nos périphériques finement est de notre ressort avec des programmes dédiés comme SimHub. Ou alors, faut se contenter de rouler sur console…
Pour ce bilan, je vous propose de passer en revue les différentes simulations que j’ai pu utiliser lors de cette riche année 2024…
Mon bilan selon Steam…
Je vais commencer par celles que j’ai le plus utilisées (les trois premières) et puis, celles sur lesquelles je suis revenue à l’occasion, plus ou moins longtemps ou même que j’ai pu découvrir en 2024. Pour chacune, j’indique le nb d’heures passée dessus en tout (et donc pas seulement en 2024) quand c’est possible et/ou significatif.
Rappel : ce que j’écris ci-dessous n’engage que moi, ne concerne que mes sensations, mes préférences et mon jugement (hautement faillible, forcément). C’est donc 100% subjectif et je comprendrais tout à fait que vous soyez d’un avis différent, voire même à l’opposé… Voilà, c’est dit.
Automobilista 2 (1197,7 heures plus 137 heures sur la beta)
C’est et ça reste ma simulation préférée et de loin !
Les modes sont de plus en plus nombreux et intéressants et le feeling au volant s’est encore amélioré avec la récente version 1.6 qui était très attendue (et qui n’a pas déçue).
Bien entendu, AMS2 n’est pas encore parfaite… En effet, il manque des éléments importants et qui pèsent lourd selon moi : gestion des drapeaux, sauvegarde des sessions, mode carrière, driver swap, etc.
Avec le recul que j’ai désormais sur ce titre, je crois bon de rappeler qu’il est encore en « early access » et que, sur cette base, il est trop tôt pour le juger réellement. Il y a encore trop de bugs, il y a encore trop de lacunes et, ici, je ne parle pas des voitures ou des circuits qui, éventuellement, manqueraient… Non, je parle des vrais lacunes, des vrais manques. Par exemple, je viens d’ajouter des moteurs de vibrations à mon pédalier Fanatec de marque Simagic et plutôt le genre costaud… J’apprécie beaucoup cet ajout dans AMS2 mais pas dans LMU car, pour le moment, ce genre d’accessoires n’est PAS supporté !
Eh oui, dans le flux de télémétrie utilisé par SimHub, LMU ne fait pas (encore) passer le déclenchement de l’ABS ou du TC… Circulez donc, y a rien à voir !
Assez frustrant en fait.
Et c’est pour cela que je pense qu’il est plus juste de formuler un jugement sur ce titre quand il sera enfin dans une version achevée. Cependant, je suis tout de même relativement optimiste vis-à-vis de LMU car ce titre possède un atout clé : quand on roule avec, on y perçoit une sensation spécifique et je dirais même « envoutante »… C’est pas donné à tout le monde et ça excuse bien des défauts et lacunes !
Forza Motorsports (121,2 heures)
Soyons clair, Forza est un peu « la déception de l’année » !
En effet, cela avait commencé avec beaucoup d’espoir et je m’étais investi de façon significative afin de pouvoir formuler un avis « articulé » sur ce titre. Mais voilà, au fil ides mois, avec le recul, Forza est apparu pour ce qu’il est : un titre qui manque de substance.
Oh, c’est pas au niveau du contenu. Du contenu, il y a en a. Mais une (trop) grande partie de ce contenu est sans intérêt : des voitures de tourisme qui n’ont rien à faire là. Sur une simulation de course, on veut des voitures de course, point.
De plus, le mode carrière est inexistant et ça, ça fait mal quand même sur un titre de cette catégorie (acceptable pour une simulation « pure », ça ne l’est plus quand on est « grand-public » comme Forza…).
Dernièrement, la mise à jour « Nascar » m’a fait revenir à Forza, j’ai même de nouveau pratiqué le online avec (6 courses de suite et pas une pénalité !). Je dirais donc qu’il y a un (petit) progrès tardif… Suffisant pour effacer la sensation « déception de l’année » ?
Non.
iRacing
Chaque année, je vais refaire un tour sur iRacing. Et, à chaque fois, je suis obligé de constater des progrès, des avancées positives. Il faut dire que c’est une simulation que je connais bien et que j’ai vu évoluer au fil des années (des décennies même !). J’en suis membre depuis juin 2008 (eh oui…). J’ai participé à 232 course sur circuits routier (55 top 5 et 3 victoires) et 93 courses sur ovales (20 top 5). Donc, oui, je peux émettre un avis sur ce titre dont le principal défaut est simplement de coûter cher (mais, bien sûr, ce n’est pas négligeable).
Dernièrement, j’ai découvert un ajout récent (et gratuit !) de ce titre : la mini stock-car. Cette voiture, pas aussi grosse que les stock-cars habituelles (dont le préfixe « mini ») est polyvalente : elle roule aussi bien sur asphalte qu’en dit et elle est très plaisante à piloter (agile et facile). Le mode avec IA s’est encore améliorer et, désormais, on peut même faire des championnats ainsi. Donc, permettez que je reste positif sur cette simulation injustement critiquée selon moi.
RaceRoom (21 heures)
Cette année, RaceRoom a fait une grosse mise à jour qui a fait un peu de bruit sur YouTube et ailleurs. Donc, j’ai testé ça… Mais je ne suis toujours pas séduit par ce titre.
Je n’aime pas les visuels, je n’aime pas la sensation au volant mais je dois avouer que les IA se sont bien améliorées… C’est déjà ça.
Rennsport
Ah la la, Rennsport… Comment arriver à dire quelque chose de positif sur ce « truc » ?
Vous m’avez compris, je n’arrive pas à cerner pour qui est ce titre et pour quoi faire…
F1 2024
Oui, j’ai pu tester F1 2024 parce que EA faisait une promo pendant le WE du GP de Las Vegas (jeu gratuit pendant cinq jours, ce qui m’a permis de l’essayer car, sinon, je n’aurais pas mis un seul centime dessus !). Bon, pour faire bref, y a pas de miracle : ce titre n’est pas pour moi, c’est clair (mais, au moins, il m’a permit de découvrir le tracé de Las Vegas et c’est… pas terrible !).
Sur les points négatifs, je vois principalement :
La difficulté à configurer le bazar !
La difficulté pour naviguer dans les menus (pour ne pas dire la pénibilité !).
Le FFB vraiment faiblard (c’est même surprenant…). Du coup, on manque de sensations et je ne dirais pas qu’on s’emmerde au volant mais bon, y a de la place pour l’amélioration comme dirait les plus positifs !
Ls points positifs (oui, il y en a !) :
Les graphismes qui sont bien léchés mais font toujours un peu cartons quand même…
Les voitures facile à piloter avec certaines aides.
Les animations avant et après course sont les bienvenues et je me demande pourquoi les simulations « sérieuses » ne s’en inspirent pas (au moins un peu quoi…) ?
rFactor 2 (708,4 heures)
Pour moi, 2024 aura été l’occasion d’un adieu vis-à-vis de rFactor 2. Je vous avoue que j’ai été très triste de devoir désinstaller ce titre de mon PC. Pour moi, pendant de nombreuses années, rFactor (1 puis 2) représentait le coeur du SimRacing, pas moins !
Mais voilà, toutes choses a une fin et rFactor 2 s’est trop dégradé pour être encore roulable. C’est triste mais c’est ainsi, il faut savoir « tirer le rideau ».
Assetto Corsa (284,6 heures en tout).
Comme pour iRacing, je vais refaire un tour sur Assetto Corsa assez régulièrement. Il faut dire que les mods disponibles sont nombreux et souvent uniques en leur genre. Et pour moi qui suis friand de roulage « historiques », ce titre reste incontournable.
Si vous voulez découvrir à quoi ressemblait le tracé de Nivelles au volant d’une F1 de 1972, il n’y a que sur Assetto Corsa que c’est actuellement possible.
Pour le reste, je ne suis pas trop fan (mais j’ai beaucoup de respect pour le travail de Kunos) car je manque de sensations au volant. Je préfère de loin ce que je peux ressentir avec AMS2 ou LMU. Et bien sûr, comme tout le monde, j’attends beaucoup de la prochaine déclinaison de ce titre (AC EVO)…
La dernière fois, je vous avais exposé ma série d’upgrades sur mon simulateur qui culminait avec l’ajout d’un tensionneur de harnais LeBois Racing (voir tout cela ici).
Cette fois, je reviens sur ce sujet pour présenter le dernier ajout de l’année (espérons-le !) : les moteurs de vibrations pour pédalier de Simagic (Simagic Haptic Pedals Reactors). Comme je l’avais dit récemment, les pédaliers actifs sont séduisants mais, pour le moment, vraiment bien trop chers pour être considérés comme une option raisonnable…
Après âs mal de recherches, j’ai finalement sauté le pas en commandant deux (un pour le frein et l’autre pour les gaz) « Simagic Haptic Pedals Reactors » chez Rseat.fr. Cela a pris plus de temps que prévu car le site de Rseat vous préviens qu’il faut également commander l’alimentation mais oubie de vous en avertir le boitier !
Or, sans le boitier, il ne se passe rien…
Avec cela, il faut encore des adaptateurs pour monter ces moteurs sur le pédalier Fanatec… Eh oui, c’est pas prévu d’origine pour Fanatec mais avec l’aide de support 3D bien conçus, ça se monte sans problème. Encore faut-il les avoir, ces « support 3D bien conçus »…
J’ai donc commandé ces support sur un site australien que je ne retrouve pas mais il en existe d’autres comme celui-ci. Bref, après cette longue attente, j’ai enfin tout le bazar et je peux l’assembler sur mon Fanatec V3. Voilà ce que ça donne :
J’ai mis le boitier de contrôle entre les pédales de frein et d’accélérateur…
OK, tout cela est bien gentil mais qu’est-ce ça donne en roulant ? ça vaut le coup au moins ou pas ?
Rappelons que le but de tous ces ajouts et de renforcer l’immersion, pas d’améliorer le réalisme, nuance… Et, au début, faut passer un peu de temps à bien paramétrer tout cela (à l’aide de SimHub) pour avoir une chance d’obtenir le résultat désiré. Je me suis vite rendu compte qu’il fallait baisser l’intensité des vibrations car les moteurs Simagic sont vraiment costauds, rien à voir avec les vibreurs minables d’origines de Fanatec (que j’ai désactivés au passage). Pareil, il ne faut pas exagérer sur les effets à mettre sur ces accessoires : je me suis contenté de mettre le TC et l’ABS plus le wheelspin et le blocage des roues, pas plus.
Et, une fois peaufiné, oui, ça vaut le coup car ça ajoute encore une dimension à l’immersion. Le meilleur indice, c’est que quand ça marche pas, ça manque tout de suite !
Désormais, j’ai un baquet qui vibre dans tous les sens et à toutes occasions mais j’en suis ravi. J’oublie tout et je me concentre sur mon pilotage et c’est ce que je voulais. Ces vibrations ne viennent que me confirmer telle ou telle sensation, telle ou telle situation et c’est très bien comme cela. J’ai bien aussi le fait de ne pas dépenser trop pour arriver à ce stade.
Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous pensons que vous êtes OK avec ça mais vous pouvez aussi rejeter cela...AccepterRejeterEn savoir plus
Politique de confidentialité
Privacy Overview
This website uses cookies to improve your experience while you navigate through the website. Out of these, the cookies that are categorized as necessary are stored on your browser as they are essential for the working of basic functionalities of the website. We also use third-party cookies that help us analyze and understand how you use this website. These cookies will be stored in your browser only with your consent. You also have the option to opt-out of these cookies. But opting out of some of these cookies may affect your browsing experience.
Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. This category only includes cookies that ensures basic functionalities and security features of the website. These cookies do not store any personal information.
Any cookies that may not be particularly necessary for the website to function and is used specifically to collect user personal data via analytics, ads, other embedded contents are termed as non-necessary cookies. It is mandatory to procure user consent prior to running these cookies on your website.