Championnat complet de la saison F1 de 1978 sur AMS2, récit et bilan

L’idée est de pouvoir boucler un championnat complet (bon, 14 manches, face aux standards d’aujourd’hui, ça parait peu !) avec un bon niveau de compétitivité des IA (100% quand même) et la possibilité d’abimer la voiture (et donc de ne pas terminer).

Un petit aperçu de ces courses avec une vidéo récente à voir (ou à revoir) ici…

J’ai quand même mis deux limites au réalisme. Tout d’abord, les manches durent 40 minutes, pas plus. Je pense que c’est la bonne durée : ni trop court, ni trop long (mais ça n’engage que moi). Ensuite, pas de pluie : toutes les manches se déroulent par temps sec. Automobilista 2 (AMS2)  gère le temps variable et la pluie est plutôt réaliste, même un peu trop : si la pluie est forte, sur certains circuits, on ne voit carrément rien !

Après y avoir bien réfléchi (et fait quelques tests), je me suis dégonflé : pas de pluie pour ce coup-ci. J’ai utilisé les skins permettant de recréer visuellement le plateau de la saison 1978 et ces skins sont vraiment formidables : jusqu’aux casques de pilotes fidèlement reproduits !

Andretti en tête… logique !

https://www.racedepartment.com/downloads/ams2-f1-1978-season.47537/ réalisée par AFry.

Et ce n’est pas tout : avec cette skin, vient un fichier XML qui redéfinit les forces en présence afin d’être sûr que les meilleurs vont être devant (Andretti, Peterson, les Ferrari) et que les attardés seront bien ceux qui étaient peu compétitifs lors de cette fameuse saison (genre Arnoux, Brambilla, Rosberg, etc.).

Admirez les détails de cette skin !

Le choix des circuits aussi, j’y ai fait bien attention : j’ai privilégié les versions “historiques” des différents tracés mais, avec la version actuelle d’AMS2, il est impossible de reproduire le calendrier de la saison 78 (manque Le Castellet par exemple) et j’ai donc été obligé d’inclure des tracés qui n’existaient simplement pas à l’époque. Mais, à part ça, il y a vraiment de quoi s‘y croire !

Un circuit peu connu mais à découvrir !

Manche 1 – Argentine – Termas de rio Hondo

Victoire facile en partant de la pôle. J’ai attaqué tout le long pour me mettre hors de portée de Peterson (rapide et incisif). Pneus usés mais encore utilisables, carburant avec une bonne marge.

Un tracé plat mais assez intéressant au final…

Manche 2 – Brésil – Jacarepagua

Victoire difficile en partant de la première ligne (mais pas en pôle position).

Andretti a mené au moins les trois quart de la course et j’ai passé mon temps à le poursuivre, à le rejoindre et à tenter de le dépasser (beaucoup d’échanges musclés où je rétrogradais ensuite de 2-3 secondes pour revenir après).

Finalement, j’ai pu le dépasser et prendre de l’avance (jamais plus de 5 secondes). Fin de course difficile : pneus avants très usés, je ralentis fortement. Andretti remonte fort, je suis sauvé par les attardés qui le retarde et l’élimine dans le dernier tour !!

C’était la course la plus difficile de la saison…

Kyalami, mon circuit préféré !

Manche 3 – Afrique du Sud – Kyalami

Je pensais faire la pôle facilement mais mes adversaires ont amélioré en fin de séance, je me retrouve seulement 4ème temps.

Départ moyen, je fais les premiers tours en 5ème position. Je reste calme, je remonte pas à pas et, au 9ème tour, je prends la tête facilement. AMS2 plante (c’est rare mais ça arrive !) vers le 14ème tour (tiers de la course).

Seconde tentative : très bon départ, je pars en tête et j’y reste tout le temps, rien à signaler sinon que les pneus avant s’usent beaucoup et vite (il y a un équilibre à rétablir). Course quand même moins dominante qu’en Argentine car je termine avec une avance réduite cette fois.

Un tracé vraiment difficile !

Manche 4 – USA Ouest – Long Beach

Pôle position, largement. Pourtant, le tracé est super difficile !

Victoire relativement facile car je n’ai pas l’opposition (dès la fin du premier tour, j’avais 4 secondes d’avance sur le second !) mais le tracé du circuit fait qu’il fallait rester concentré tout le temps : la moindre erreur et c’est le mur…

L’usure des pneus n’a pas posé de problème cette fois (le rééquilibrage des réglages semble porter ses fruits) mais il fallait que je surveille la température des freins qui montait vite si j’attaquais un peu.

J’ai pris un tour à tout le monde sauf les cinq premiers.

Un circuit qui semble facile et qui ne l’est pas !

Manche 5 – Portugal – Estoril

Pôle mais il a fallu que je me bouge pour la décrocher !

Je termine 5ème. J’aurais pu gagner mais j’ai fait trop d’erreurs. Je termine la course sans aileron arrière et c’est déjà beau que j’ai pu sauver cette 5ème place !

En fait, j’ai sous-estimé la difficulté de ce tracé dont les points de freinages sont difficiles à déterminer à plusieurs endroits, d’où mes erreurs à répétition. Ceci dit, je n’envisageais pas de gagner chaque course !

Manche 6 – Espagne – Barcelone
Pôle position sans problème et, cette fois, j’ai bien pris le temps de peaufiner la configuration course, surtout au niveau de la pression des pneus (plus forte côté droit pour compenser le sens du circuit qui a surtout des virages à droite).

Mon objectif principal : faire une course super propre pour oublier la précédente !

Victoire très satisfaisante car j’ai atteint mon objectif : j’ai gagné sans virer personne… Mais j’ai surpiloté pendant les trois premiers tours et ça c’est moyen.

J’ai pris un départ moyen et j’ai passé un moment derrière les deux Lotus qui allaient bien. J’ai pu prendre la tête au 4ème tour mais je n’ai jamais eu une grosse avance sur Andretti qui signe son meilleur temps à moins d’une demi-seconde du mien.

J’ai de l’avance au championnat : 135 pts sur le second (Watson) qui a 95 pts.

Manche 7 – Italie – Imola

Pôle position relativement facilement mais ce circuit ne m’inspire pas.

Je pars en tête et j’arrive à creuser un petit écart sur Watson (au mieux, autour de 10 secondes) mais je m’aperçois vite que je n’ai pas embarqué assez de carburant (c’était régulièrement trop pour les autres tracés mais pas ici où on est à fond souvent et longtemps). A partir de la mi-course, je passe en mode “economy-run” pour arriver à finir.

J’y arrive presque mais il y a un tour de trop à faire et je termine en me traînant, sauvant juste la 3ème place !

Brands Hatch, un tracé vraiment unique !

Marche 8 – UK – Brands Hatch

Pôle mais je me sortant les tripes : Brands Hatch reste un circuit hyper difficile où la faute est facile…

Je prends un bon départ et je mène mais sans creuser l’écart. Andretti devient pressant à partir du 3ème tour et me double à la fin du 5ème en me bousculant. Je repars 5ème et remonte 3ème à mi-course mais pas mieux : j’ai fait trop d’erreurs pour rattraper les Lotus !

Au championnat, regroupement : j’ai 165 pts devant Watson avec 128 pts puis Andretti (119) et Peterson (106).

Un tracé à l’intérêt douteux…

Manche 9 – Allemagne – Hockenheim

Je n’ai réussi que le 4ème temps sur ce tracé sans grand intérêt finalement. Mais j’ai constaté qu’en surgonflant un peu les pneus (pour compenser le fait qu’ils ne montaient pas en température), on gagne en vitesse de pointe au moins 10 km/h sinon plus !

Victoire relativement facile après un excellent départ, en tête de bout en bout et pas d’erreur cette fois. J’ai pu creuser un petit écart dès le début et heureusement car cet écart est ensuite resté stable : mes poursuivants bénéficiaient de l’aspiration et pas moi.

Bonne affaire au championnat… En revanche, on peut se demander quel est l’intérêt d’un circuit pareil : nul selon moi.

Un beau circuit qui n’existe plus (sous cette forme), hélas !

Manche 10 – Autriche – Zeltweg

Très mauvaises qualifs !

J’aime bien ce circuit mais j’y suis lent… Je reste coincé à plus de 2 secondes de la pôle et rien à faire pour améliorer (13ème temps au final… ça aurait pu être encore pire !)… De plus, je constate que les pneus avant s’usent vite. Cela va être difficile de faire un super résultat ici !

Après un bon départ, je suis remonté en 10ème position, j’ai passé une bonne partie de la seconde moitié de la course à remonter sur Dépailler pour la 9ème place mais, à chaque fois que j’étais à portée, je faisais une micro-erreur qui me renvoyait à 3 secondes.

J’ai dû faire au moins 5 ou 6 tentatives pour le doubler enfin. En fin de course, les gars devant ralentissaient (à cause des attardés) et j’ai pu donc accrocher la 8ème place en finissant à un souffle du 7ème… Bref, ça aurait pu être pire.

Le légendaire tracé de Spa…

Manche 11 – Belgique – Spa

Cette fois, je me sentais bien sur ce tracé et j’étais compétitif : pôle-position facilement et avec un bon écart (presque une seconde). Difficile de comprendre ce qui m’est arrivé en Autriche du coup !

Le déroulement de la course a été limpide : départ correct, en tête de bout en bout, écart creusé progressivement avec le second (Waton puis Andretti). Même l’usure de pneus n’a pas été un problème car mon réglage permet d’user les 4 presque de façon identique.

Le seul écueil, c’était que je rejoignais un attardé, le “dirty air” de son sillage rendait la voiture difficile à tenir.

Au championnat, je suis assez confortable avec 219 pts devant Andretti (177 pts) et Watson (161 pts).

Forza Monza !

Manche 12 – Italie – Monza

Pôle-position assez facilement. Bonne course avec une nette victoire mais, en fait, je n’ai pu commencer à avoir un vrai écart avec Andretti qu’à partir de la mi-course.

Je suis surtout super content d’avoir fait une course vraiment propre : aucune erreur, rien à me reprocher (ou presque) et un bon rythme.

Le Glen et ses couleurs d’automne…

Manche 13 – USA est – Watkins Glen

Nouveau (gros) trou d’air : comme à Zeltweg, je ne suis pas compétitif sur une piste que pourtant j’apprécie… seulement 15ème temps en ayant essayé plein de réglages pour améliorer la voiture (qui sous-virait trop dans les grandes courbes). Finalement, à la fin des qualifications, je ne suis que 17ème sur la grille… Vraiment pas terrible !

Je m’aligne en me disant qu’il faut que je fasse la même course qu’à Zeltweg justement : accrocher une 8ème ou 7ème place pour sauver au moins quelques points… Sauf que là, je pars d’encore plus loin !

Bon départ (super bon départ même) et premier tour de folie, je suis 12ème. Ensuite, dans les premiers tours, j’arrive encore à grappiller quelques places : 10ème. J’ai attaqué autant que je pouvais pour rejoindre celui qui était devant moi et, à mi-course, je suis 8ème ce qui n’est déjà pas si mal. La fin de course va procurer son lot de surprises puisque les nombreux abandons me poussent à la 4ème place !

Une position très chanceuse et pas vraiment méritée mais je suis content qu’une mauvaise course se termine au pied du podium. Au championnat, je ne peux être rejoint par Andretti (le dernier à me menacer), c’est gagné !

Suzuka, un grand huit ?

Manche 14 – Japon – Suzuka

En prenant les mêmes réglages qu’au Glen, j’ai fait facilement la pôle avec plus d’une seconde d’avance…

La course a été limpide : après un départ moyen, je me suis retrouvé 3ème derrière les deux lotus d’Andretti et Peterson. Mais je n’ai pas eu de mal à les doubler tous les deux dès la fin du premier tour. Le reste fut tranquille : j’augmentais mon avance sans forcer tour après tour. Pas de problème de pneus ni d’essence. J’ai donc gagné avec une bonne marge.

Et pourtant, je n’apprécie pas particulièrement ce tracé que je trouve artificiellement difficile et, en plus, je déteste vraiment la dernière chicane que je trouve complètement ridicule, pire que celle de Spa, c’est dire !

Après 14 manches, je gagne assez largement…

Conclusion

Globalement, j’ai plutôt de la chance pendant ce championnat car je n’ai pas abandonné une seule fois sur panne mécanique. Et pourtant, des abandons de voitures fumantes, j’en ai vu un paquet surtout en fin de course !

De plus, ces abandons m’ont souvent été favorables, surtout quand j’étais à la ramasse…

Alors, justement, comment expliquer mes contre-performances ici et là (en fait, surtout Zeltweg et Watkins Glen) ?

Eh bien, je ne les explique pas. Je constate que j’ai été dans le coup souvent et quelquefois carrément au-dessus du lot (comme à Long Beach et à Suzuka). Mais les concurrents étaient compétitifs car, à chaque fois que je faisais une erreur, j’étais passé et déposé par mes poursuivants.

Sur le plan de la gestion des courses je me suis débrouillé correctement sauf à Imola où la panne d’essence était vraiment de ma faute. Cependant, ce revers m’a plutôt servi car j’ai fait très attention à ce paramètre lors de la suite (et cet incident ne m’a plus jamais menacé). J’ai aussi amélioré la situation sur le plan de l’usure des pneus au fur et à mesure qu’avançait la saison en affinant les réglages de ma BT46B. Tout d’abord en équilibrant la répartition des efforts entre le train avant et le train arrière puis en adoptant des réglages de pression asymétriques entre les bords gauche et droits en fonction du tracé à chaque fois. Si le circuit tournait majoritairement à droite, je surgonflais (un peu) les pneus avant et arrière droits afin de compenser leur moindre travail et ainsi de les garder en température.

Ces fignolages m’ont bien aidé lors de la seconde moitié de la saison où je n’ai plus eu besoin d’économiser les gommes alors que cela m’est arrivé en première partie.

Une fois de plus, Automobilista 2 m’a éblouie par la finesse de sa simulation et par la somptuosité des paysages qui environnent les circuits. Lorsqu’on débouche de la parabolique à Monza, on peut voir les Alpes au nord de MIlan avec les sommets couverts de neige… sublime ! 

On est gêné par le sillage aérodynamique des voitures que l’on suit de trop près, on les voit perdre des morceaux de gommes et les échappements cracher des flammes au rétrogradage… L’immersion est complète et ça aide à garder sa concentration.

Je suis très satisfait d’avoir “remporté ce championnat” fictif mais j’aurais aimé faire au moins une course “parfaite”. Pas forcément en l’emportant largement (ça, j’ai eu) mais plutôt en ne faisant pas la moindre erreur pendant les quarante minutes que durait chaque manche. Et quand je dis “pas la moindre erreur”, c’est aucun freinage raté (avec élargissement dans le virage pour compenser), aucune limite de piste de franchie et pas un seul contact (même minime) avec les IA (y compris avec les attardés). Eh bien ça, je me le suis promis avant chaque départ et j’attend encore de réussir à l’accomplir (j’ai frôlé ce résultat à Monza mais pas tout à fait complètement…).

Tu as le temps de faire tout cela ?

Bon alors, bien sûr, faire 14 courses de 40 mn (sans compter les qualifs , hein !), ça prend du temps, beaucoup de temps, j’avoue. Mais c’est du temps-plaisir !

Et, bientôt, si tout va bien, un nouveau titre de SimRacing va adresser ce problème du temps, surtout pour les équipages éparpillés… Il s’agit de Le Mans Ultimate !

LMU peut-être vu comme un lifting de rFactor2 mais j’espère bien que cela va s’avèrer être bien plus que cela. LMU devrait proposer une fonction de « relais asynchrone » qui va être très apprécié par ceux qui ne peuvent pas rouler n’importe quand (la grosse majorité en fait). J’espérais quelque chose comme cela depuis longtemps afin de pouvoir rouler avec des amis éloignés et très occupés. Faire les 24 heures du Mans en SimRacing, c’est génial mais c’est très impliquant. Avec cette solution, ça va le rendre un peu plus possible… Je veux y croire !

Un petit tour à bord d’une Brabham BT46B à Barcelone

Petite vidéo du formidable Automobilista 2 v1.5 sur le cicuit de Barcelone. Je sais, les F1 de 78 n’ont jamais couru sur ce tracé puisqu’il n’existait pas encore lors de cette saison mémorable (La manche espagnole de la saison 1978 de F1 s’est déroulée à Jarama). Et oui, la BT46B n’a jamais couru ailleurs qu’à Anderstorp. Enfin, c’est certain que les Brabham BT49 n’ont pas disputé la saison 1978 car elles ne sont apparues que deux ans plus tard !
Mais cet ajout permet d’avoir un peu plus de diversité (le mot est à la mode !) dans le peloton et la « balance des performances » façon AMS2 fait en sorte que ces voitures (les BT49) ne soient pas loin au-devant des autres… Ouf !

La possibilité de replacer les « skins » des voitures nous offre le plateau de la saison 1978 d’une façon très agréable à défaut d’être réaliste (les Ferrari et Ligier sont basées sur la Lotus 79 mais comme le « décor » est bien réalisé, ça passe !). Les casques sont très bien fait et la compétence des pilotes est bien reproduite puisque nous avons systématiquement les Lotus d’Andretti et de Peterson aux avant-postes.

J’ai choisi de rouler à bord de la BT46B (la fameuse « voiture-aspirateur » qui gagna la première et seule course où elle fut alignée) de Lauda, mon pilote préféré.

Dans cette petite vidéo, je ne vous propose que les trois premières minutes sur les 40 que durait cette course. Plus d’explications ci-dessous…

Pas pour frimer !

Alors, tout d’abord, ce n’est pas pour « frimer » que je vous propose cette vidéo car, dans ces 3 minutes, je fais pas mal d’erreurs : je rate mon départ, je me fais bousculer par Andretti après le S du départ, Peterson en profite pour me passer aussi… Et, à la fin du premier tour, je sort super large de la dernière courbe à droite !

Cette grossière erreur aurait pu être la dernière de cette session car ma course aurait pu (aurait dû ?) se terminer là… Heureusement, la chance était avec moi et j’ai pu me remettre en piste sans rien toucher (c’est là aussi qu’on voit que les PNJ – PNJ = personage non-joueur ou adversaire robot ou IA, tout simplement…- d’Automobilista 2 sont particulièrement prudents et attentionnés : personne ne m’a percuté lorsque je suis (mal) revenu en piste !

Ensuite, je continue les conneries car je suis énervé par mon mauvais début de course : « dive bombing » de la mort qui tue pour m’extraire du groupe des poursuivants qui m’avaient pourtant gentiment épargné, « block pass » agressif sur Peterson et le même, un tour plus loin sur Andretti au même endroit (mais ça, on ne le voit pas car la vidéo s’arrête avant…). Tout ça sans compter le nombre de point de corde que je loupe car, bien sûr, je surpilote pour rattraper les deux Lotus !

Par la suite, je me suis enfin calmé et j’ai commencé à rouler propre afin d’épargner mes pneus et de ne pas faire surchauffer mes freins. Et c’est à partir de là que j’ai pu gérer ma course : rester en tête, creuser un peu d’avance (assez peu au final) et rallier l’arrivée sans plus faire de boulette…

Pourquoi seulement 40 mn ?

Selon moi, c’est pile le bon choix de durée : pas trop court, pas trop long (hey, c’est un loisir, ça doit rester du plaisir !). De plus, avec les F1 de 1978, je ne vois pas comment faire durer mes pneus pendant 1h30/1h40 !!
Là, en 40 mn, je dois gérer l’usure des pneus mais ça reste jouable.

Pourquoi les F1 de 1978 ?

C’est vrai, y a plein de choix de monoplaces sur AMS2 mais j’aime pas les modernes (trop d’appuis et moteurs trop « hystériques » !) et, parmi les rétros, j’ai longuement roulé avec les F1 de 1983 mais avec la McLaren Cosworth (ma préférée de cette époque) c’est vraiment dur de lutter avec les turbo !

Avec les voitures de 1978, j’ai un compromis qui me convient : juste assez d’appui pour être -relativement- faciles à piloter (on peut attaquer raisonnablement sans risquer de se mettre au tas à chaque virage) mais qui doivent être menées avec respect… Il faut gérer les pneus et les freins et il faut éviter les surrégimes (surtout lors des rétrogradages) pour ne pas abimer le moteur. Tout cela, ça me convient bien.

Et puis, avec ces voitures, j’arrive encore à être plus rapide que mon fils de 15 ans qui m’atomise avec les voitures modernes !

Et AMS2, c’est vraiment si bien que cela ?

J’ai déjà expliqué dans cet article tout le bien que je pensais d’AMS2 et je continue à affirmer que c’est actuellement la meilleure simulation disponible, surtout pour rouler offline. Quels sont les autres choix possibles ?

rFactor2 : très bonne physique mais graphismes un peu datés et, surtout, bien trop de bugs qui font planter le titre trop souvent (vraiment trop souvent…).

iRacing : le meilleur choix pour rouler online mais le niveau est hyper-compétitif désormais. Les graphismes sont bons mais un peu « plats » et le FFB n’est plus aussi bon qu’il y a dix ans. La possibilité de rouler offline progresse et les IA sont très bien, quasiment du niveau d’AMS2 (j’ai testé de nouveau dernièrement). Mais c’est iRacing : c’est cher et fermé.

Assetto Corsa : très bonne physique avec certaines voitures (la March F1 de 1970 est absolument extraordinaire, vraiment !), physique déroutante avec les autres. Pour ce qui est d’Assetto Corsa Competizione, c’est limité aux GT3 alors, merci mais non merci.

Reste quoi comme autres choix ?
Souvenons-nous qu’on parle ici de simulations… On peut s’amuser avec Gran Turismo ou Forza mais c’est autre chose (rien de négatif ici).

Ce que nous apporte la simulation désormais

Je pratique le SimRacing depuis les années 90, je commence donc à accumuler une certaine expérience… L’immersion progresse encore et toujours à tel point que, au bout de 40 mn de course, je suis épuisé et ne nage à cause de la tension de la concentration nécessaire !

Dans cet article récent, je vous exposais les petits ajouts qui rendent AMS2 encore plus plaisant. Je confirme aujourd’hui : sans le Buttkicker ou sans Crew Chief, ça n’a plus du tout la même saveur… Quand je m’installe au volant, je savoure désormais chaque minute. J’ai vraiment l’impression de pratiquer le pilotage comme aux grandes heures de mes expériences sur monoplace (en 200 et 2001 sur Arcobaleno). Surtout qu’avec la mise à jour 1.5, le FFB d’AMS2 vous permet de parfaitement sentir le sous-virage ou le contraire, c’est bluffant !

Sur YouTube, on peut voir des setup de folie qui font monter l’addition… Certes, c’est impressionnant mais est-ce nécessaire ?
Je ne crois pas : avec un PC solide et un triple-screen raisonnable, on peut déjà se faire très plaisir (OK, ça prend un peu de place, c’est vrai). J’ai amélioré et peaufiné ma configuration pas à pas et sans faire des dépenses excessives. Je privilégie toujours les petites évolutions maitrisées plutôt que les grands sauts dans l’inconnu qui vont vous priver de votre configuration le temps d’arriver à la mettre en place. Car, le vrai ennemi, c’est le temps : le SimRacing réclame du temps pour pouvoir le pratiquer, il faut donc éviter d’être handicapé par une configuration toujours en devenir…

Je viens de le dire, le temps voilà l’ennemi et c’est pourquoi je roule désormais majoritairement offline. Parce que c’est difficile de réunir toutes les bonnes conditions au moment où JE peux rouler… Avec le offline, c’est plus simple : on configure son choix de course et c’est good to go!
Ceci dit, en dépit des progrès des IA (surtout avec AMS2), j’avoue que rouler avec d’autres vrais humains est bien plus excitant mais c’est aussi plus de stress : quand vous touchez un de vos adversaires, ce n’est pas une IA que vous envoyez dans le décor, c’est quelqu’un comme vous à qui vous gâchez la course… nuance.